Le communautaire à boutte | 46 organismes du Bas-Saint-Laurent se joignent au mouvement

Christophe Moquin | 23 mars 2026 | 09:05
Rassemblement à Shawinigan le 1er novembre 2025 | Crédit photo : Communautaire à boutte

En cette première journée du mouvement Le communautaire à boutte, ce sont 46 organismes qui se joignent à la grève de services pour les deux prochaines semaines afin de dénoncer l’essoufflement du milieu communautaire et réclamer un rehaussement de leur financement pour parvenir à répondre aux besoins de la population et d’assurer des conditions de travail décentes aux travailleuses et travailleurs de ce secteur.

Chaque jour, ces organismes communautaires sont au front, dans la réalité où l’itinérance, la détresse psychologique, l’insécurité alimentaire et les inégalités sociales en général sont à la hause. Cependant, ils le font avec de moins en moins de moyens.

« Avec seulement deux travailleurs de rue pour couvrir un territoire aussi vaste que la Matanie, l’équipe doit constamment prioriser les interventions et faire des choix difficiles quant aux situations à couvrir. Ça limite grandement notre capacité à rejoindre toutes les personnes qui auraient besoin d’un accompagnement et ça réduit la possibilité de leur offrir les suivis nécessaires », explique Cindy Desrsosiers, coordonnatrice de la Maison des jeunes de Matane et de Travail de rue – Matanie.

Différentes actions sont prévues pour les deux prochaines semaines : actions de visibilité et de sensibilisation sur les réseaux sociaux, activités d’éducation populaire au sein des organismes, rassemblement régional le 27 mars à Rimouski, dépôt des mandats de grève auprès des député·e·s de la région, flash mob et plus. Le tout va se conclure par une grande manifestation devant l’Assemblée nationale le 2 avril prochain.

Ce sont les organismes qui sont en grève et non leurs employé·e·s. Ces organismes ont obtenu un mandat de grève de la part de leur conseil d’administration. Selon les organismes, la forme que cette grève prendra est variable allant d’un ralentissement des services jusqu’à l’interruption complète dans certains cas. Personne ne sera laissé sans un service de première nécessité.