Articles récents
Articles récents
«Pour en finir avec les discours haineux sous couvert de la religion» | Alexis Deschênes et le Bloc ont l’appui d’Ottawa
Alexis Deschênes se lève en Chambre pour livrer un discours
© HOC-CDC
Credit: Bernard Thibodeau, House of Commons Photo Services Le député de Gaspésie–Les Îles-de-la-Madeleine–Listuguj, Alexis Deschênes, se réjouit que le Bloc Québécois ait obtenu l’appui du gouvernement, en comité, pour son amendement visant à abolir l’exception religieuse du Code criminel.
Jusqu’à maintenant, cette exception permettait encore à quelqu’un de tenir des propos haineux en se réclamant de convictions religieuses.
« Un discours qui fomente la haine est un acte criminel, peu importe qu’il soit prononcé sous couvert de religion ou non. La liberté de religion n’est pas et ne sera jamais une excuse pour mettre en danger autrui ou inciter à la violence », déclare Alexis Deschênes. « Depuis des années, nous travaillons pour que cette évidence soit reconnue et qu’enfin ce trou dans le Code criminel soit colmaté, une demande qui a aussi fait l’objet d’une motion unanime de l’Assemblée nationale en décembre 2024. Nous faisons aujourd’hui un pas en avant en faisant reconnaître au gouvernement l’urgence de la situation. Nous espérons que les autres partis suivront pour que cette brèche dans la loi soit rapidement corrigée afin d’assurer la sécurité de chacun. La foi ne devrait jamais justifier la haine »
L’amendement du Bloc Québécois vise à retirer du Code criminel la disposition qui empêche une personne d’être reconnue coupable d’avoir volontairement fomenté la haine lorsqu’elle invoque une opinion ou un texte religieux auquel elle adhère. Concrètement, cela signifie que la loi s’appliquera sans exception liée à la religion.
« Depuis quelques années, on ne manque pas d’exemples de situations où cette faille dans la loi a entravé la justice. On se rappellera notamment la déclaration d’Adil Charkaoui en octobre 2023 qui, au cours d’une prière lors d’une manifestation à Montréal, avait clamé qu’il fallait recenser et exterminer tous les ennemis du peuple de Gaza. Le Directeur des poursuites criminelles et pénales avait alors estimé qu’il n’y avait pas matière à accusation au sens de la disposition du Code criminel. Notre amendement imposera ainsi au gouvernement d’agir pour contrer de tels propos haineux, en hausse depuis le début du conflit au Moyen-Orient, et contribuera du même coup à assurer une plus grande neutralité religieuse de l’État », conclut le député gaspésien.