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À 10 mois des élections, le PQ se dit prêt à gouverner | La formation souverainiste largement en avance dans l’Est-du-Québec
Pascal Bérubé, Méganne Perry Melançon, Joël Arseneau, Paul-St-Pierre Plamondon, Catherine Gentilcore, Alex Boissonneault et Pascal Paradis. Photo courtoisie PQ À moins de 10 mois des prochaines élections générales au Québec, le Parti Québécois (PQ) se dit prêt à former le prochain gouvernement. Le chef Paul St-Pierre Plamondon et son équipe ont dressé le bilan de la dernière session parlementaire ainsi que de l’année qui se termine.
La formation a continué de réaliser des gains en 2025, remportant deux autres élections partielles décisives. À Terrebonne en mars, Catherine Gentilcore s’est greffée à l’équipe de députés du PQ, puis Alex Boissonneault a accédé au Salon bleu grâce à sa victoire dans Arthabaska en août.
Le parti souverainiste a ainsi doublé ses sièges à l’Assemblée nationale depuis les dernières élections d’octobre 2022. En fin d’année 2025, ses élus se targuent d’avoir fait reculer la Coalition Avenir Québec (CAQ) dans plusieurs dossiers.
Par exemple, le député de Matane-Matapédia-Mitis, Pascal Bérubé, a contribué à ce que le gouvernement fasse marche arrière dans ses coupes en éducation en parrainant une pétition. Lancée l’été dernier, cette dernière a cumulé un total de 160 483 signatures.
Rappelons que le gouvernement avait imposé des coupures de 5,6M$ au Centre de services scolaire des Phares (CSSDP) en juillet, tandis que des services aux élèves, et incidemment des dizaines de postes, se voyaient être retranchés au Centre de services scolaire des Monts-et-Marées (CSSMM).
Par ailleurs, c’est suite aux pressions du député des Îles-de-la-Madeleine, Joël Arseneau, que Québec a accepté d’armer les contrôleurs routiers.
Quant au député de Jean-Talon Pascal Paradis, il a contribué à mettre dans l’espace public la question de la majorité numérique chez les jeunes. Cette initiative a mené à une commission spéciale sur les impacts des écrans et des réseaux sociaux sur la santé et le développement des jeunes, qui a résulté en 56 recommandations, dont la principale est d’établir un âge minimum de 14 ans pour utiliser les réseaux sociaux.
Les nouveaux députés ont également eu leur mot à dire: Alex Boissonneault a notamment poursuivi le travail entrepris en immigration et a mis au jeu des propositions sur le coût de l’épicerie, tandis que Catherine Gentilcore a mené la charge pour le soutien aux petites et moyennes entreprises (PME) et aux femmes victimes de violences.
Pour sa part, Méganne Perry Mélançon, a continué de se battre pour une représentation juste des régions éloignées.
Rappelons également que le chef péquiste a dévoilé trois chapitres du très attendu Livre bleu. Ces derniers portaient sur les relations internationales d’un Québec indépendant, la création d’une monnaie et l’adoption d’une Constitution. Les premiers jalons vers l’indépendance du Québec ont ainsi été mis en œuvre.
« Quand nous avons débuté cette session, j’ai demandé au premier ministre d’avoir le sens des responsabilités, de ne pas cliver, de ne pas prendre des décisions en fonction de sa situation dans les sondages. Je n’ai pas été entendu et les Québécois font un constat limpide : on est devant un gouvernement incapable de faire des politiques publiques cohérentes. Je pense qu’on est dû pour un changement et c’est plus que jamais le Parti Québécois qui l’incarne », estime Paul St-Pierre Plamondon.
Une session parlementaire mouvementée
Le PQ juge que la session parlementaire qui se termine a été marquée par un agenda gouvernemental « partisan et mené au détriment de l’intérêt public. »
« La CAQ a d’abord choisi de retarder indûment les travaux du Parlement pour des raisons inexplicables. Puis, rapidement, il est apparu clair que les politiques gouvernementales avaient été choisies pour créer des clivages dans l’espoir d’influencer les sondages en faveur de la CAQ. Clairement, la CAQ a échoué à ce chapitre, et malheureusement il y a bel et bien une détérioration du climat social lorsqu’un gouvernement n’agit qu’en fonction de ses intérêts partisans avant de réfléchir à quelle est la meilleure politique publique », déplore Paul St-Pierre Plamondon.
Évidemment, l’actualité a été dominée par les péripéties des adversaires du PQ, de la crise au Parti Libéral du Québec (PLQ) à l’effritement de Québec Solidaire (QS) avec le départ de Vincent Marissal et ses critiques envers le leadership du parti, en passant par le bras de fer de la CAQ avec les médecins.
Toutefois, le PQ juge qu’il a su démontrer que son rôle est essentiel au fil des derniers mois.
« Que l’on pense par exemple à la laïcité, à la réduction des seuils d’immigration, à la loi bâclée et précipitée sur la rémunération des médecins ; dans chacun de ces dossiers-là et bien d’autres, la CAQ avait bâclé le travail ou avait été négligente. Chaque fois, nous avons posé un diagnostic et offert des solutions, puis le gouvernement a été contraint d’entendre ce qu’on avait à proposer et de corriger le tir. Le Parti Québécois s’est présenté comme une force politique précurseure », explique Paul St-Pierre Plamondon.
Le PQ largement en avance dans l’Est-du-Québec
La formation souverainiste continue sa progression dans les intentions de vote dans l’est de la province. Selon les plus récentes prévisions de Qc125, le PQ arrive en tête dans l’ensemble des comtés de la région.
À Rimouski, une circonscription qui a longtemps été connue comme une forteresse péquiste, la troupe de Paul St-Pierre Plamondon semble avoir repris ses lettres de noblesse avec 61% des intentions de vote, loin devant les 15% de la CAQ.
Sans surprise, le PQ domine encore dans Matane-Matapédia avec 79% des intentions de vote. Le Parti conservateur semble y connaitre un regain de popularité. Il obtiendrait 8% des suffrages, contre seulement 5% à la CAQ.
D’ailleurs, le député de Matane-Matapédia, Pascal Bérubé, a vu son travail être reconnu par ses pairs de l’Assemblée nationale au cours des derniers jours, lui qui a été élu le meilleur représentant de sa circonscription par l’ensemble des députés québécois dans le cadre du vote secret annuel de La Presse.
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