Le Matanais d’origine Marc Bélanger ne sera pas candidat dans la nouvelle course à la chefferie du Parti libéral

Pierre-Olivier Lefrançois | 8 janvier 2026 | 11:22
Photo courtoisie Marc Bélanger (Facebook)

Suite à la démission de Pablo Rodriguez à titre de chef du Parti libéral du Québec (PLQ) au mois de décembre, le Matanais d’origine Marc Bélanger confirme qu’il ne sera pas candidat dans la course à son remplacement.

Il affirme que plusieurs personnes l’ont approché afin de sonder son intérêt. Sa décision survient après une « sérieuse » réflexion et repose sur une série de constats.

« Premièrement, il existe un cadre financier strict imposé par la loi. Mon devoir est d’honorer pleinement mes obligations financières liées à la dernière course. Il serait irresponsable d’ajouter une nouvelle dette de campagne avant d’avoir réglé la première », précise Marc Bélanger dans un communiqué. « Deuxièmement, une fois chef, l’objectif est clair : préparer le parti à gagner. Lorsque je me suis lancé en 2024, je croyais avoir le temps nécessaire pour contribuer à reconstruire l’organisation et préparer solidement les prochaines élections. Aujourd’hui, la fenêtre de temps s’est dangereusement rétrécie et la situation au Parti est préoccupante. Indépendamment des autres candidatures, je ne peux pas prétendre honnêtement que je suis la meilleure personne pour atteindre cet objectif dans les circonstances actuelles. »

Ses obligations professionnelles font également partie des facteurs qui ont influencé sa décision, lui qui avait eu tout le temps nécessaire pour se libérer et se préparer lors de la course initiale à la chefferie du parti.

« Le départ soudain de Pablo ne me laisse pas le temps nécessaire pour m’organiser et me consacrer entièrement à une nouvelle campagne. Au cours des derniers mois, j’ai mis sur pied une équipe d’experts en commerce international, implantée sur plusieurs continents, et une mission commerciale en Asie est prévue dans les prochaines semaines. J’ai envisagé l’annulation, mais ce serait irrespectueux envers mes partenaires. »

Marc Bélanger réitère tout de même que le Québec a besoin d’un leadership doté d’une vision large axée sur le long terme.

« Avant même l’arrivée du président Trump, je parlais déjà de la protection de notre eau et de nos ressources naturelles contre l’appropriation étrangère. Je ne comprends toujours pas pourquoi ce n’est pas une priorité nationale et pourquoi des mesures concrètes ne sont pas déjà en préparation. »