Abolition de 20 postes à l’Institut Maurice-Lamontagne : des députés du Bloc dénoncent un manque de transparence

Maxime Morin | 6 février 2026 | 06:18
Photo courtoisie

L’abolition de 20 postes à l’Institut Maurice-Lamontagne (IML) de Mont-Joli, un centre de recherche stratégique relevant du ministère fédéral des Pêches et des Océans, soulève de vives inquiétudes dans le Bas-Saint-Laurent et dans l’Est-du-Québec.

Les informations rendues publiques au cours des derniers jours ont provoqué une réaction ferme des députés du Bloc Québécois Maxime Blanchette-Joncas et Alexis Deschênes.

Le député de Rimouski–La Matapédia, qui inclut La Mitis, Les Basques et La Neigette, et porte-parole du Bloc Québécois en science et innovation, déplore l’impact de ces compressions sur un institut qu’il qualifie de « pôle scientifique structurant » pour la région. Selon lui, chaque poste supprimé représente une perte durable de connaissances et d’expertise, essentielles à la recherche océanographique, à la surveillance scientifique et à la protection des écosystèmes marins.

Maxime Blanchette-Joncas affirme être régulièrement interpellé par des employées et employés de l’IML en raison de rumeurs persistantes et d’un manque d’information officielle. Il estime que l’abolition de 20 postes envoie un signal inquiétant pour l’avenir de la recherche scientifique en région, d’autant plus que d’autres compressions ont déjà eu lieu ou sont envisagées ailleurs au Québec.

Le député a officiellement demandé des clarifications à la ministre fédérale des Pêches et des Océans, Joanne Thompson. Il souhaite notamment connaître le nombre exact de postes touchés, leur nature (abolitions, non-renouvellements, gels d’embauche), la distinction entre emplois permanents et précaires, les programmes de recherche affectés, ainsi que les motifs invoqués pour justifier ces décisions. Il réclame également des informations sur les mesures de soutien prévues pour le personnel et sur les garanties concernant la pérennité de l’Institut Maurice-Lamontagne.

Pour sa part, le député de Gaspésie–Les Îles-de-la-Madeleine–Listuguj et porte-parole du Bloc Québécois en matière de pêches, Alexis Deschênes, s’inquiète des conséquences de ces compressions sur la gestion des pêches. Il souligne que, dans un contexte de changements climatiques qui perturbent les écosystèmes marins et compliquent les prévisions, le rôle des scientifiques est plus crucial que jamais pour appuyer les décisions politiques sur des données probantes.