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La crise du logement s’intensifie à Rimouski et Matane
Déposit Photo La crise de l’inabordabilité du logement continue de frapper durement Rimouski et Matane. Réunis à Matane dans le cadre de la tournée hivernale « Logement : retour vers le social », le Front d’action populaire en réaménagement urbain (FRAPRU), le Comité Logement du Bas-Saint-Laurent (CLBSL) et plusieurs groupes communautaires ont dressé un portrait préoccupant de la situation.
À Matane, le loyer moyen a bondi de 10,4 % en un an. À Rimouski, la hausse atteint 14 %, accentuant la pression sur les ménages locataires. Les taux d’inoccupation demeurent extrêmement faibles, notamment à Matane où il s’établit à 1,4 %, ce qui témoigne d’un marché locatif sous forte tension.
« Les revenus de la population ne suivent pas les hausses de loyers, rendant la recherche de logement impossible », déplore Cassandre Vassart-Courteau du CLBSL.

Selon les données du recensement de 2021, les locataires du Bas-Saint-Laurent affichent le revenu médian le plus bas au Québec. Ceux qui consacrent plus de 30 % de leur revenu au logement disposent d’un revenu médian d’environ 21 000 $. Pour respecter le seuil d’abordabilité, ces ménages devraient payer moins de 525 $ par mois — un montant pratiquement introuvable sur les marchés locatifs de Rimouski et de Matane.
Sur le terrain, les organismes communautaires constatent une aggravation de la situation. « Avec l’explosion du coût de la vie, de plus en plus de locataires incapables de payer les loyers exorbitants vont se retrouver à la rue chaque année », affirme François Desjardins de Repaires BSL.
Les groupes communautaires réclament un virage clair vers le logement social, notamment par le développement de HLM, de coopératives et d’organismes sans but lucratif d’habitation, afin de répondre aux besoins urgents et de freiner l’aggravation de la crise dans les deux villes.