Diminution des heures à l’urgence de Mont-Joli | La Mitis amorce une mobilisation

Maxime Morin | 16 février 2026 | 06:37
Photo Facebook - Ville de Mont-Joli

La réduction des heures d’ouverture de l’urgence mineure de l’hôpital de Mont-Joli provoque une vive réaction dans La Mitis. Les élus municipaux annoncent le lancement d’une mobilisation régionale afin de défendre l’accès aux soins pour leur population.

Depuis le 17 janvier, l’urgence mineure ferme désormais à 16 h en semaine et demeure fermée les fins de semaine, faute de médecins disponibles. Dans certains cas, les portes se ferment même dès 15 h lorsque la capacité maximale est atteinte. Une situation qui, selon les élus, ne correspond pas aux besoins du territoire.

« On ne choisit pas le moment où l’on tombe malade. Une urgence mineure qui ferme à 16 h ne reflète pas la réalité de notre communauté. La population de la MRC de La Mitis n’est pas une population de second rang. Nous avons droit à des services comparables à ceux offerts ailleurs au Québec », affirme le maire de Mont-Joli, Martin Soucy.

La situation s’est complexifiée récemment lorsque la ministre de la Santé, Sonia Bélanger, a informé le député de Matane–Matapédia et de La Mitis, Pascal Bérubé, que l’établissement ne serait pas admissible au soutien de dépannage du Comité national du mécanisme de garde (CNMQ). La décision repose sur le fait que les absences de médecins étaient jugées prévisibles.

Pour les élus, cette réponse soulève des inquiétudes. « Il s’agit d’une décision lourde de sens qui remet en question la reconnaissance de notre situation particulière », soutient le maire.

Devant ce qu’ils qualifient d’impasse, les élus des 16 municipalités de La Mitis franchissent une nouvelle étape en mettant en place une cellule politique régionale. Celle-ci aura pour mandat de coordonner les actions et de défendre activement le maintien des services.

« La santé n’est pas négociable. Lorsque l’urgence mineure ferme à 16 h, ce sont des familles, des aînés et des travailleurs qui se retrouvent sans solution locale », déclare le préfet de la MRC de La Mitis, Bruno Paradis. Il assure que la région est prête à collaborer avec le gouvernement, mais réclame des « gestes concrets » pour rétablir des heures d’ouverture adéquates.