Le Bloc Québécois veut étendre l’amortissement accéléré aux bâtiments agricoles

Maxime Morin | 23 février 2026 | 06:48
Alexis Deschênes, Yves-François Blanchet, le député Alexis Brunelle-Duceppe, et le député, Mario Simard.

Le député fédéral de Gaspésie–Les Îles-de-la-Madeleine–Listuguj et leader adjoint du Bloc Québécois, Alexis Deschênes, presse le gouvernement fédéral d’élargir aux producteurs agricoles une mesure fiscale déjà offerte au secteur industriel.

Le parlementaire demande que les investissements consacrés à la rénovation, à l’amélioration et à la modernisation des bâtiments agricoles puissent bénéficier d’un amortissement accéléré et d’une déduction immédiate de 100 %. Selon lui, cette mesure constituerait un levier concret pour soutenir la modernisation des fermes, alors que plusieurs devront effectuer d’importants travaux au cours des prochaines années pour se conformer aux nouvelles normes sur le bien-être animal.

« Permettre aux producteurs agricoles de bénéficier d’une déduction complète pour leurs investissements en bâtiments accélérerait la modernisation de leurs infrastructures et renforcerait la compétitivité de nos fermes », soutient M. Deschênes.

Le député voit également dans cette proposition une occasion de soutenir l’industrie forestière, particulièrement éprouvée ces derniers mois. Il estime qu’un meilleur arrimage entre les besoins en infrastructures agricoles et l’utilisation du bois pourrait générer des retombées économiques régionales, notamment dans les secteurs de la construction et des matériaux.

« L’usage accru du bois dans les bâtiments agricoles représenterait une réponse concrète à la crise que traverse le secteur forestier. Cela stimulerait la demande en matériaux forestiers et en expertise régionale, tout en offrant des avantages environnementaux », affirme-t-il.

Le secteur agricole représente des millions de dollars en retombées économiques au Québec et soutient des milliers d’emplois, rappelle le député. Selon lui, offrir aux producteurs les mêmes outils fiscaux que ceux accordés au secteur manufacturier contribuerait à la vitalité des communautés rurales et à la résilience de l’économie régionale.

Le Bloc Québécois invite donc le gouvernement fédéral à agir rapidement afin de soutenir ce qu’il considère comme deux piliers économiques majeurs du Québec : l’agriculture et la foresterie.