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Un nouveau regroupement veut positionner le bois comme ressource stratégique
Depositphotos Une quinzaine d’entreprises de l’écosystème industriel forestier, dont plusieurs sont implantées dans le Bas-Saint-Laurent, ont annoncé la création d’une nouvelle alliance visant à repositionner le bois comme ressource stratégique dans le développement économique du Québec.
Regroupées au sein de l’Alliance de l’écosystème industriel forestier du Québec (AEIFQ), ces entreprises souhaitent rappeler le rôle central de la forêt dans l’économie, la vitalité régionale et la souveraineté économique de la province.
Le groupe comprend notamment le fabricant de bois d’œuvre Groupe LEBEL, qui possède une scierie dans La Mitis, le fabricant de panneaux de bois d’ingénierie Uniboard, dont l’une des usines est située à Sayabec, ainsi que le fabricant d’armoires de cuisine Miralis, ancré à Saint-Anaclet-de-Lessard.
Les intervenants du milieu insistent sur les retombées économiques directes et indirectes de l’industrie, qui étaient évaluées en 2024 à 21 G$ par l’Institut de la statistique du Québec (ISQ).
« Les centaines d’entreprises concernées et les employés qui doivent leur emploi à l’industrie sont responsables chaque année de 3,4 G$ de revenu fiscal et parafiscal au fédéral et au provincial », ajoute l’Alliance par voie de communiqué, en illustrant que ce chiffre « représente plus d’argent que le budget du ministère de l’Agriculture des Pêcheries et de l’Alimentation (MAPAQ) ou du ministère de la Culture et des Communications ».
« Le bois doit être au cœur des discussions stratégiques sur l’avenir économique du Québec. Sur toutes les tribunes. Dans tous les débats. Y compris dans la campagne électorale qui s’annonce », a mentionné le président du conseil de Meubles South Shore et membre fondateur de l’AEIFQ, Jean Laflamme.
L’alliance met aussi de l’avant le caractère renouvelable, biosourcé et faiblement énergivore de la filière forestière, ainsi que sa contribution à la production d’énergie renouvelable, évaluée à près de 180 MW.
Elle indique que sa démarche se veut être « un espace de mobilisation ouvert à d’autres joueurs de l’écosystème forestier » et complémentaire aux associations existantes.
Collaboration Benjamin Aubert