Une soixantaine d’acteurs des pêches réclament le renouvellement du Fonds des pêches

Maxime Morin | 4 mars 2026 | 07:45
Photo courtoisie

Réunis aux Îles-de-la-Madeleine à l’occasion du 5e colloque sur les pêches du Bloc Québécois, près de 60 intervenants du secteur ont lancé un appel unanime au gouvernement libéral de Mark Carney afin qu’il renouvelle le Fonds des pêches pour le Québec, dont l’échéance est fixée au 31 mars 2026.

Pendant deux jours, les 2 et 3 mars, des pêcheurs de homard, de crabe, de pétoncle, de poisson de fond et d’espèces pélagiques, des chasseurs de phoques, des étudiants, des chercheurs, un représentant des communautés micmacs ainsi que des élus municipaux, provinciaux et fédéraux ont pris part aux discussions. Des industriels et des membres de la société civile étaient également présents.

Les participants, venus des Îles-de-la-Madeleine, de la Gaspésie et des Maritimes, ont échangé avec le chef du Bloc Québécois, Yves-François Blanchet, ainsi qu’avec le député fédéral de Gaspésie–Les Îles-de-la-Madeleine–Listuguj et porte-parole en matière de pêches, Alexis Deschênes, de même qu’avec le député bloquiste Maxime Blanchette-Joncas.

Selon M. Deschênes, les témoignages recueillis sur le terrain démontrent l’effet structurant du Fonds des pêches pour le Québec depuis sa création en 2019. « Ce fonds a permis de rendre nos pêches plus productives et de soutenir des projets majeurs actuellement en cours ou à venir. Tous les participants ont appelé unanimement le premier ministre Carney à tenir parole et à renflouer le Fonds des pêches », a-t-il déclaré.

Les discussions ont également permis d’identifier des principes pour mieux répartir les permis lors de l’ouverture de nouvelles pêches, de cibler des priorités pour développer la filière du loup-marin et d’examiner des solutions face aux problèmes d’application de la loi signalés au sein du ministère des Pêches.

Alors que les fonds sont désormais épuisés et que l’échéance approche, les intervenants préviennent qu’un non-renouvellement pourrait freiner plusieurs initiatives essentielles à la vitalité économique des régions maritimes du Québec.