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Maxime Blanchette-Joncas critique un projet d’oléoduc en Alberta
Maxime Blanchette-Joncas à la Chambre des communes le 19 novembre dernier. | Courtoisie Bloc Québécois Le député de Rimouski–La Matapédia, incluant La Mitis, Les Basques et la Neigette, Maxime Blanchette-Joncas, déplore l’annonce du premier ministre Mark Carney concernant un nouvel oléoduc qui exporterait 1,3 million de barils par jour, sans le consentement de la Colombie-Britannique ni des premières nations.
Le député rappelle que le premier ministre du Canada renie ses propres engagements internationaux, affirmant lorsqu’il était envoyé spécial de l’ONU que la plupart des réserves fossiles devaient rester dans le sol.
« Aujourd’hui, il fait l’inverse, au point où l’on peut se demander s’il n’y a pas, au sein même du Parti libéral, des responsables qui nient carrément les changements climatiques, ou que la crise climatique n’est tout simplement pas une priorité pour eux. Cette incohérence soulève de sérieuses questions sur l’influence réelle de l’industrie pétrolière », rétorque Maxime Blanchette-Joncas.
Il rappelle aussi que le Québec a déjà dû se mobiliser dans un tel dossier.
« Énergie Est a été stoppé grâce à une mobilisation citoyenne exceptionnelle. Nous mènerons le même combat et nous ne laisserons pas Ottawa imposer un autre oléoduc au Québec », affirme Maxime Blanchette-Joncas.
La démission de l’ex-ministre de l’Enivrement Steven Guilbeault, survenue après l’approbation de ce projet, vient selon lui confirmer l’ampleur du problème.
« Celui qui voulait changer les choses de l’intérieur quitte, et son départ confirme qu’un État pétrolier est impossible à réformer de l’intérieur. Ottawa a étouffé son propre ministre pour protéger l’industrie. Le vernis environnemental du gouvernement vient de tomber », déplore-t-il.
Le député critique aussi que le gouvernement Carney instrumentalise la crise commerciale pour accélérer le développement pétrolier.
« Pousser un pipeline de sables bitumineux parmi les plus polluants au monde, sans tenir compte des objections de la Colombie-Britannique et des communautés autochtones, c’est irresponsable. Et en l’absence de promoteur privé, ce sont des milliards publics, incluant ceux des Québécois, qui paieraient », déplore-t-il. Il ajoute aussi : « Après les 34 milliards investis dans Trans Mountain, le Parti libéral démontre encore sa complaisance envers l’industrie pétrolière, souvent au bénéfice direct de l’entourage du premier ministre ».
Il conclut que : « L’électricité propre, les bâtiments carboneutres, l’électrification des transports et l’innovation : c’est là que se trouvent les emplois durables. Le Québec mérite mieux qu’un gouvernement qui recule en environnement ».