Réduction des heures à l’Urgence de Mont-Joli | Pascal Bérubé interpelle la ministre de la Santé

Maxime Morin | 16 janvier 2026 | 07:25

La réduction des heures d’ouverture de l’Urgence de l’Hôpital de Mont-Joli continue de soulever l’inquiétude dans La Mitis. À la suite de l’annonce du CISSS du Bas-Saint-Laurent confirmant que l’urgence sera fermée les fins de semaine à compter du 17 janvier, faute de médecins disponibles.

Le député de Matane-Matapédia, Pascal Bérubé, demande l’intervention de la ministre de la Santé afin d’éviter que cette situation ne devienne permanente.

Dans une lettre transmise à la ministre, M. Bérubé dit agir au nom du préfet de La Mitis, Bruno Paradis, du maire de Mont-Joli, Martin Soucy, ainsi que de l’ensemble des citoyens du territoire. Il rappelle que cette mesure, annoncée pour une durée indéterminée, n’est pas sans précédent, une situation similaire s’étant produite plus tôt cette année.

« Il est impératif d’éviter que la diminution de l’accès aux soins de santé devienne la norme dans notre région », affirme Pascal Bérubé.

Selon les informations obtenues par le député, le CISSS du Bas-Saint-Laurent aurait pourtant déposé une demande de dépannage médical auprès du comité responsable. Toutefois, cette demande a été refusée par le Comité paritaire de la CNMQ, l’urgence de Mont-Joli n’étant pas jugée prioritaire.

Une décision que M. Bérubé remet en question.

« L’Urgence de Mont-Joli n’est peut-être pas considérée comme prioritaire sur papier, mais elle est essentielle sur le terrain. Elle dessert une population nombreuse et répond à un volume de fréquentation très élevé », soutient-il.

Le député souligne que la fermeture partielle de ce service de première ligne force les patients à se déplacer vers Rimouski, ce qui engendre une pression supplémentaire sur les équipes déjà surchargées de l’Hôpital régional.

« Chaque fermeture entraîne un report automatique des patients vers Rimouski, ce qui nuit à l’accès aux soins, autant pour les citoyens de La Mitis que pour ceux du reste du Bas-Saint-Laurent », ajoute-t-il.

Pascal Bérubé demande donc que l’Urgence de Mont-Joli soit reconnue adéquatement lors de l’évaluation des demandes d’affectation de médecins dépanneurs.

« On parle ici d’un service de proximité essentiel. Réduire ses heures d’ouverture, c’est ajouter une barrière de plus à l’accès aux soins dans une région déjà fragilisée », conclut le député, en disant espérer une écoute attentive de la ministre, elle-même originaire de La Mitis.