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Sondage Léger | Plus du tiers des Québécois en déficit de sommeil
Déposit Photo Un nouveau sondage mené par Léger pour le compte d’Eisai Limited révèle que 37 % des Québécois dorment moins de sept heures par nuit, soit sous le seuil recommandé. Les experts parlent d’un « déficit de sommeil », un manque de repos qui s’accumule au fil du temps et dont les effets dépassent largement la simple fatigue passagère.
Si le passage à l’heure avancée perturbe le sommeil pendant quelques jours, les données suggèrent que le phénomène agit plutôt comme révélateur d’un problème chronique. Le déficit de sommeil, loin d’être saisonnier, affecterait la sécurité, la productivité et la qualité de vie tout au long de l’année un état que plusieurs finissent par considérer comme normal.
Les effets se font sentir durant la journée. Au Québec, 32 % des répondants évoquent fatigue et épuisement, tandis que 24 % constatent une baisse de productivité attribuable au changement d’heure. Plus alarmant encore, 16 % admettent avoir conduit sans se sentir pleinement en état de le faire après la perte d’une heure de sommeil.
Pour la Dre Annick Vincent, psychiatre et spécialiste de l’attention à la clinique FOCUS de Saint-Augustin-de-Desmaures, la dette de sommeil a des répercussions marquées sur la santé mentale. Fatigue persistante, difficultés d’attention, problèmes de régulation des émotions : les effets peuvent nuire autant aux performances scolaires et professionnelles qu’aux relations interpersonnelles.
« Lorsque le déficit de sommeil s’accumule, il peut avoir un impact négatif sur la clarté mentale et la sécurité », souligne-t-elle, rappelant que plusieurs Québécois ont fini par banaliser cet état de fatigue chronique.
Les experts rappellent que les troubles chroniques du sommeil peuvent ralentir le temps de réaction, réduire la concentration et altérer la prise de décision, augmentant ainsi les risques d’accident.
À l’approche du changement d’heure ce dimanche, ces résultats sonnent comme un rappel : le manque de sommeil n’est pas qu’un désagrément temporaire, mais un enjeu de santé publique bien réel pour des milliers de Québécois.