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Problématique d’élèves en difficulté promus dans nos écoles
Crédit photo | Deposit photos Selon le Syndicat de l’enseignement de la région de Mitis (SERM-CSQ), un coup de barre est nécessaire aux Centre de services scolaire des Phares et des Monts-et-Marées.
Lors de l’année 2024-2025, 50% des enseignantes et enseignants, autant au primaire qu’au secondaire, affirment que certains de leurs élèves ont été avancés au niveau supérieur malgré leur recommandation de redoublement ou de transferts en classe spécialisé. Aussi, 32% des profs du primaire et 28,3% des profs du secondaire affirment que des pressions leur ont été adressées des parents ou de la direction pour faire passer un élève au niveau supérieur sans qu’il possède les acquis nécessaires. Le syndicat mentionne, qu’en plus que cette situation soit inacceptable, elle contrevient également à la Loi sur l’instruction publique (LIP).
Les données furent recueillies lors d’une consultation menée en novembre et décembre 2025 par la Fédération des syndicats de l’enseignement (FSE-CSQ), à laquelle le SERM-CSQ est affilié, et illustre la complexité de la tâche de l’enseignant.
- 19,5% des enseignants du primaire estiment que deux élèves dans leur classe ont été promus sans les acquis nécessaires;
- Au secondaire, 35 % des enseignants estiment que plus du quart de leurs élèves ont été promus sans les acquis nécessaires;
- 14,3 % des enseignants au primaire ont au moins un élève en modification des attentes en français dans leur classe;
- 15,6 % en ont au moins un en mathématique;
- 53,5 % du personnel enseignant consulté au primaire et 50% au secondaire, affirme que des élèves ont été promus au niveau supérieur, même s’il avait recommandé le redoublement ou le classement de l’élève en classe spécialisée;
- 32,4 % des profs du primaire et 28,3 % des profs du secondaire ont affirmé avoir subi des pressions pour promouvoir un élève.
« Ces résultats inquiétants démontrent hors de tout doute que beaucoup d’élèves dans les classes n’ont ni le niveau attendu ni une maîtrise suffisante des notions préalables, ce qui a un impact direct sur la charge de travail des profs et sur les services aux autres élèves. Il est plus que temps de donner un sérieux coup de barre pour redresser la situation, au plus grand bénéfice de tous », a fait savoir Sylvie Lefebvre, présidente intérimaire du SERM-CSQ.
Cette situation engendre des répercussions. Cela entraîne notamment le découragement et la baisse d’estime de soi chez les élèves. Les enseignantes et les enseignants ont de la difficulté à gérer les besoins de tous les élèves et à passer l’entièreté des apprentissages prévus pour ce niveau, ce qui prive le groupe d’enrichissement.
La FSE-CSQ demande au Ministère un espace pour discuter en profondeur de cette problématique et de trouver des solutions pour favoriser la réussite de tous les élèves tout en s’assurant que les enseignants ne croulent pas sous la charge de travail.
Rappelons que la CSQ réclame la tenue d’une grande réflexion collective sur l’état de l’éducation au Québec.