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Des entreprises indiquent l’importance de la sécurité d’approvisionnement du bois en feuillus issus de la forêt publique
Crédit photo | Deposit photos Cascades, le Groupement forestier de Témiscouata, Bégin & Bégin, SAPPI, Uniboard et Charbon unissent leurs voix pour mentionner l’importance de la sécurité d’approvisionnement du bois en feuillus issus de la forêt publique, un enjeu essentiel pour la pérennité de la transformation économique du Québec et pour le maintien d’un équilibre durable entre les usages forestiers et acéricoles dans le Bas-Saint-Laurent.
Depuis plus de 30 ans, le Bas-Saint-Laurent se distincte par une concertation régionale qui réunit tous les utilisateurs de la forêt publique. Grâce de la Table de gestion intégrée des ressources et du territoire (GIRT), cette collaboration permet de développer l’industrie forestière, de l’acériculture et des autres usages du territoire.
Or, cet équilibre reste fragile. Chaque nouvelle parcelle réservée à l’acéricole réduit l’approvisionnement du bois et met sous pression l’industrie forestière, l’emploi et les retombées économiques régionales. À noter qu’au Bas-Saint-Laurent, plus de la moitié des érablières à potentiel acéricole de la forêt publique sont déjà dédiées à l’acériculture. Des ajouts de parcelles supplémentaires dans le domaine acéricole, comme le demandent les acteurs du milieu, réduiraient davantage l’accès au bois pour l’industrie forestière du feuillu dur et menaceraient l’équilibre des filières régionales.
La mise en place d’aires d’intensification de la production ligneuse (AIPL) sur les superficies restantes est une solution pour accroître la productivité forestière sans compromettre les autres usages du territoire, une idée pensée de pairs entre l’industrie forestière et la Table GIRT.
Un soutien de la Table régionale des élu·es municipaux du Bas-Saint-Laurent (TREMBSL)
Rappelons que dans une lettre adressée à Jean-François Simard, ministre des Ressources naturelles et des Forêts, la Table régionale des élu·es municipaux du Bas-Saint-Laurent (TREMBSL) a indiqué que le partage de la forêt publique doit s’appuyer sur des principes d’équité et de transparence, soulignant que la responsabilité de la gestion de la forêt publique, et ultimement la décision, relève du ministre.
Les élu.es municipaux invitent donc le gouvernement à clarifier les cibles et les superficies réservées à l’acériculture, à maintenir un partage équilibré entre l’industrie acéricole et celle de la transformation des feuillus durs, et à soutenir la poursuite d’une concertation régionale constructive.
Une invitation pour le gouvernement
Les entreprises signataires invitent le gouvernement à considérer la réalité du Bas-Saint-Laurent et à compléter les efforts déjà engagés par une décision structurante en matière de partage des terres publiques, réaffirmant leur ouverture et leur volonté de collaborer de façon harmonieuse lors des discussions qui auront lieu autour de la table avec les différentes instances régionales.
Un ajustement adapté permettra de maintenir la cohabitation harmonieuse des usages de la forêt publique, rétablir un équilibre durable entre les industries, libérer des investissements majeurs et consolider deux filières clés de l’économie régionale.
Ils soulignent tout de même les initiatives gouvernementales, dont la mini-réforme annoncée en février dernier, proposant l’abolition de la redevance annuelle, la révision de la tarification du bois, l’adaptation du système des enchères et la mise en place de projets pilotes représentent des avancées concrètes pour la filière.
Les entreprises souhaitent préciser que cette démarche ne constitue ni un refus de cohabitation ni une remise en question de l’importance de l’acériculture, mais plutôt l’expression d’un besoin d’adaptation pour maintenir un partage équitable et durable de la ressource publique.