Quatre décès en 2025 dans la région | Journée internationale de commémoration des travailleuses et des travailleurs décédés ou blessés au travail
Crédit photo | Deposit photos Le conseil central du Bas-Saint-Laurent souligne aujourd’hui la Journée internationale de commémoration des travailleuses et des travailleurs décédés ou blessés au travail.
Il déplore qu’en 2025, dans la région, quatre travailleuses et travailleurs aient perdu la vie en travaillant. « Chaque mort est une tragédie, jamais ces 4 personnes n’auraient dû mourir en travaillant pour gagner leur vie. Nous devons poursuivre nos efforts pour changer cette triste réalité », déclare Liette Ross, présidente du conseil central du Bas-Saint-Laurent.
La présidente dénonce les diverses tentatives du gouvernement de la CAQ visant à miner les mécanismes en santé et sécurité du travail (SST). Après l’entrée en vigueur des pleins mécanismes de participation en SST l’automne dernier, la CAQ a changé les règles du jeu en adoptant la Loi 28, Loi visant l’amélioration de certaines lois du travail, amputant les mécanismes en SST de fonctions vitales et prévoyant qu’ils ne seront que partiellement mis en place dans le réseau public de la santé, des services sociaux et de l’éducation.
« Qui est l’employeur dans le réseau public ? Le gouvernement. Et il décide de jouer avec la santé et la sécurité au travail de ses salarié(e)s. C’est aberrant. D’ailleurs, la CSN conteste certains articles de cette loi devant les tribunaux », continue Liette Ross.
Le gouvernement a déposé, il y a un mois, le projet de loi 27, qui veut imposer des reculs dans le domaine de la construction. « La construction, c’est le secteur le plus dangereux au Québec ! 77 % des accidents de travail ayant causé la mort en 2025 ont eu lieu sur un chantier de construction. Malgré ça, le gouvernement veut absolument affaiblir les protections dans ce secteur et diminuer grandement la présence des représentantes et représentants en santé et sécurité du travail sur les chantiers », s’indigne Liette Ross.
Les syndicats tentent de faire plus et de faire mieux en SST dans tous les milieux. « Mais quand c’est le gouvernement lui-même qui nous met des bâtons dans les roues, on se dit que la vie des travailleuses et des travailleurs ne pèse pas fort dans la balance pour lui. Et ça, c’est franchement scandaleux », conclut-elle.