Une hausse du prix d’inscription du futsal, à l’école secondaire de Matane, inquiète des parents
L'école secondaire de Matane et à l'arrière, le Centre de formation professionnelle. Photo Romain Pelletier Un sondage maison, créé par Pierre-Mark Lavoie, parent d’élève, indique que la hausse des frais de futsal à l’école secondaire de Matane, qui est passé d’environ 571 $ à 1 548 $, impacte directement les familles.
Le sondage révèle que sur 26 familles, 22 ne pourront pas payer ces frais et 18 ne pourront pas inscrire leur jeune au futsal cette année, bien que la totalité des parents le souhaite.
« On voit, cette année, qu’il y a eu une augmentation (…). C’est assez rare que l’on voie une augmentation à ce point (…). Ça va avoir évidemment un impact sur les inscriptions. Déjà, on demandait de donner une réponse si on voulait payer avant le 25 août, pour un message qui est envoyé le 19 août. Les parents n’ont tout simplement pas eu le temps de prendre une décision. Pourquoi ça monte? Qu’est-ce qui se passe ? », explique Pierre-Mark Lavoie.
En plus de l’augmentation, il est aussi retiré le service de transport pour les moins de 65 kilomètres, donc pour Trois-Pistoles, Rimouski, Amqui et Saint-Anne-des-Monts.
Une réponse du Centre de services
Les parents se questionnent donc sur ces changements. Du côté du Centre de services scolaire des Monts-et-Marées (CSSMM), il indique les causes de cette augmentation. « Vous savez que les sommes qu’une école a à investir en parascolaire sont quand même limitées. À partir des sommes dont dispose l’école secondaire de Matane et la couverture qu’elles ont à faire pour toutes les équipes de parascolaire, ils ont investi de façon équitable dans chacune de leurs équipes », explique Sandra Théberge, directrice générale adjointe au CSSMM.
« Par exemple, le futsal, c’est un budget de 38 000 à 40 000 $ par année, donc vous comprenez que si on a une vingtaine de jeunes qui donne 500 $ chacun, on est loin du 38 000 à 40 000 $. C’est dans ce rééquilibrage de la contribution de l’école versus la contribution des parents, pour du parascolaire, qu’il y a eu cet écart ».
Les frais demandés aux parents couvrent les coûts des entraîneurs, du Réseau des sports de l’Est-du-Québec et les potentielles neuf sorties sportives en autobus.
Le CSSMM amorce des planifications pour l’étalement des paiements et des campagnes de financement pourraient avoir lieu durant l’année scolaire pour faire baisser la facture des parents. « Si les sommes sont moins importantes, les factures vont diminuer et si les parents ont trop payé, on va rembourser les parents ».
Une situation qui pourrait avoir des conséquences
« Il n’y aura pas de futsal », conclut le parent d’élève à la suite des résultats de sondage. « Dans la situation actuelle, même ceux qui sont en mesure de payer ne seront pas assez de joueurs, au final, pour être capable d’avoir une équipe », énonce M. Lavoie.
Cette situation pourrait engendrer d’autres conséquences. « Pour plusieurs jeunes, c’est un facteur quand même important. La région de Matane, notre école, a une cote de défavorisation qui est quand même assez élevée. On est à 9 ou 10 dépendants de l’année (…). Dans les milieux défavorisés, on essaie le plus possible de garder les jeunes sur les bancs d’école, pour les sortir de ce cercle vicieux de difficulté de la vie. Mais, le sport et ce qui est culturel, ce sont des facteurs qui sont importants pour rester sur les bancs d’école ».
Pour le parent d’élève, il y aura donc un impact sur la réussite scolaire. « On vient de perdre quelque chose qui est important. Pour elle [sa fille], quand elle allait à l’école, elle ne pensait pas juste d’aller en math. Elle pensait aussi à aller à sa pratique, de voir sa gang ».
Un sondage est lancé par le CSSMM et les parents recevront les résultats une fois le sondage dépouillé.