Trois villes s’unissent pour la demande d’une base navale au Bas-Saint-Laurent

Christophe Moquin | 2 novembre 2026 | 13:06

Les municipalités de Mont-Joli, Rimouski et Matane se sont conjointement rejoint, à l’aéroport de Mont-Joli, ce lundi, afin de signer une déclaration de collaboration régionale pour l’accueil potentiel d’une présence navale permanente.

Cette signature fait suite à une rencontre, à Ottawa, avec les ministres Joël Lightbound et Mélanie Jolie, la semaine dernière.

Le vice-amiral Angus Topshee, alors commandant de la Marine royale, a évoqué, en février dernier, la possibilité d’établir une nouvelle base navale en milieu francophone, une opportunité que saisit les trois municipalités pour le parc industriel de Mont-Joli et la région.

« Je me suis dit que c’est impossible pour Mont-Joli, en 2026, d’avoir une base navale, sans occuper le territoire au complet, sans avoir des alliés municipaux, des alliés qui croient en un projet pour notre région », pensa Martin Soucy, maire de Mont-Joli, avant de contacter Guy Caron, maire de Rimouski, et Eddy Métivier, maire de Matane.

Aussi, le Gouvernement du Canada souhaite investir 5% du produit intérieur brut (PIB) en armement et en défense d’ici 2035.

« Nous, on est simplement venu lever la main en disant que si on veut aller vers une base navale au Canada, on est prêt à venir l’accueillir chez nous », expliqua M. Soucy.

Des attributs aux Bas-Saint-Laurent

Les éléments du Bas-Saint-Laurent sont la langue française, les deux bases, au Canada, étant en Nouvelle-Écosse et en Colombie-Britannique, ainsi qu’un élément stratégique avec fleuve Saint-Laurent, le territoire étant une portion maritime allant jusqu’aux Grands Lacs. Il fut aussi mentionné l’apport d’approvisionnement.

À Mont-Joli, le parc industriel à une superficie de 12M pi², complètement décontaminé et sans problème environnemental. La municipalité a aussi une disponibilité de 25 mégawatts, ainsi qu’un aéroport et une géographie près de Rimouski et de Matane.

Rimouski propose la plus forte concentration d’expertises maritimes francophone au Canada, par les institutions collégiales et universitaires, ainsi que plusieurs entreprises qui bénéficieraient des besoins d’approvisionnements de cette base navale et qui serait à la disposition du gouvernement du Canada.

À Matane, un des atouts est le port en eau profonde avec l’accès à la mer à l’année, ainsi qu’une expertise en entretien maritime. De plus, La Matanie est dernièrement entrée dans l’Alliance interrégionale navale.

« Ce que nous avons, dans les trois villes, c’est une complémentarité qu’aucun d’entre nous n’aurait pu avoir, travaillant seul », mentionna Guy Caron.

« On ne demande pas de faveurs au Gouvernement canadien, on ne leur demande pas de choisir entre trois villes, mais c’est plutôt trois villes qui s’unissent pour le développement de notre coin de pays », ajouta Eddy Métivier.