Confinement obligatoire,de lourds impacts pour les producteurs acéricoles de l’est

Photo veaudelait.com

Alors que les belles journées ensoleillées combinées à la hausse des températures arrivent dans l’Est-du-Québec, les travailleurs du domaine acéricole vivent actuellement eux aussi, une période difficile en cette période de crise causée par la propagation du coronavirus(COVID-19). Habitués d’accueillir les familles qui souhaitent se sucrer le bec et savourer les plats traditionnels à saveur d’érable, les producteurs doivent se résoudre à récupérer le précieux liquide pour la production de produits qui se retrouvera éventuellement sous différentes formes dans les supermarchés plutôt que pour la consommation sur place qui fait exception cette année.

L’auberge Ma Cabane en Gaspésie de Sainte-Paule, propriété de l’homme d’affaires, Gino Ouellet.

Quand arrive le printemps, de nombreux propriétaires de cabanes à sucre traditionnelles ou encore des entreprises comme l’Auberge Ma Cabane en Gaspésie de Sainte-Paule ,accueillent des groupes qui réservent longtemps à l’avance leur place.Avec le confinement obligatoire, ces entrepreneurs perdent des sommes importantes considérant que le temps des sucres ne dure que quelques semaines. Que l’on pense à des groupes scolaires, de retraités et autres, cela représente une grande partie de la clientèle qui s’absente obligatoirement cette année en raison de la pandémie du coronavirus.

Reste à souhaiter que la récolte 2020 du sirop d’érable soit bonne pour les propriétaires de l’Est-du-Québec et qu’ils puissent écouler leurs produits via les épiceries et points de vente disponibles. Le Québec est un leader mondial en production de sirop d’érable alors que la province assure 72% de la production à travers le globe.Ici au Bas-Saint-Laurent-Gaspésie, on compte 554 entreprises acéricoles pour une production d’une valeur de 76,2 M$.