Course à la chefferie du PQ : Sylvain Gaudreault de passage à Matane

Crédit photo : Arsenal Media

L’un des quatre candidats à la chefferie du Parti québécois, Sylvain Gaudreault, a fait un arrêt à Matane dimanche soir dans le cadre d’une tournée des régions de l’Est-du-Québec.

Selon un sondage effectué à l’interne par un de ses adversaires de Gaudreault, celui-ci serait le plus apprécié des quatre candidats. « C’est bien et tant mieux, mais très franchement je ne me fie pas sur les sondages qu’ils soient favorables ou défavorables », soutient-il. Celui-ci se fie au contraire sur les rencontres directes avec les militants du parti et présentement, l’accueil qu’il reçoit sur le terrain est toujours très positif.

Étant membre du Parti québécois depuis 1987 lorsqu’il était lui-même au cégep, devenu bénévole, puis député, être chef du parti était naturellement le prochain en liste. « À ce stade-ci, le Parti québécois a besoin d’un chef stable et expérimenté. Depuis madame Marois, nous n’avons pas eu de militant à la tête du parti, et moi j’en suis un », explique-t-il. « Ma vie politique est un prolongement de ma vie de militant. »

M. Gaudreault identifie trois piliers de sa campagne électorale faisant partie de sa vision en tant que futur chef du Parti québécois, qui sont le projet d’indépendance du Québec, la lutte aux injustices sociales et l’environnement. Son but premier est de faire monter l’adhésion à l’indépendance en démontrant que l’indépendance du Québec est aujourd’hui plus pertinente que jamais. « La pandémie nous a enseigné qu’il est important d’avoir tous nos pouvoirs pour avoir contrôle sur nos frontières et surtout sur l’ensemble du système de santé », lance-t-il. 

En tant que chef, il travaillera sur un plan précis avec neuf chantiers à propos de différents dossiers, tels que la monnaie, les relations internationales, la continuité des lois ou les services gouvernementaux qui seraient prêts dans l’éventualité d’un référendum. Quant à la lutte contre les injustices sociales, il croit sincèrement que l’éducation est la solution. « Nous devons revoir le système d’éducation actuel sur trois vitesses, comportant notamment le privé subventionné avec sélection. Ça n’a pas de sens! »

Et comme troisième volet, l’environnement, il souhaiterait voir le Québec faire son entrée à l’ONU comme le premier pays vert. « Un Québec indépendant aurait un projet de société exemplaire en matière d’environnement, en terme de réduction de gaz à effet de serre, en terme de transition énergétique, transition écologique, d’être capable de faire un soutien à des entreprises avec une fiscalité innovante pour les entreprises vertes sans carbone », dit-il.

Pour Matane plus particulièrement, Sylvain Gaudreault se montrait sensible aux enjeux régionaux. « La région matanaise a besoin de plus de pouvoirs pour pouvoir prendre contrôle sur son avenir », débute-il. Il souhaite davantage de concertation régionale, ainsi que plus de ressources pour les entrepreneurs locaux, et se disait préoccupé par le retard du service des télécommunications dans la région.

Sylvain Gaudreault affrontera les prochaines semaines les trois autres candidats Guy Nantel, Paul Saint-Pierre-Plamondon et Frédéric Bastien à mesure d’un scrutin. Les membres du Parti québécois éliront leur nouveau chef le 9 octobre prochain.

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