Des patrouilles orchestrées pour protéger les mammifères marins du Saint-Laurent

Garde de parc au travail. Photo courtoisie de Parcs Canada

Pendant que l’été bat son plein et que les voyages de pêche et les périples d’embarcations nautiques se multiplient, Parcs Canada et Pêches et Océans Canada lancent des patrouilles pour protéger les mammifères marins du Saint-Laurent.

Pour une cinquième année consécutive, ces patrouilles s’inscrivent dans le cadre de la campagne de sensibilisation « Prenez-en soin, gardez vos distances » visant à informer les plaisanciers et kayakistes aux règles de navigation à adopter en présence de bélugas, une population en voie de disparition. Les patrouilles effectuées par les gardes de parc ont débuté le 23 juillet et se poursuivront jusqu’au 2 août.

Les patrouilles de Parcs Canada couvrent un large territoire, de Cap-à-l’Aigle à Les Escoumins jusqu’au milieu du St-Laurent et plus spécifiquement, le parc marin du Saguenay. Quant à Pêches et Océans Canada, ils ont un bureau à Saint-Anne-des-Monts d’où leur équipe est déployée partout dans les eaux du Saint-Laurent pour se rendre jusqu’à Rivière-du-Loup, à la hauteur du fleuve rassemblant des regroupements de bélugas, et à Rimouski. Les deux se rejoignent près de la zone du parc marin.

Moins nombreux près de Matane, les bélugas se rassemblent néanmoins dans les environs du Bas-Saint-Laurent. Les carcasses de mammifères marins se ramassant sur nos côtes matanaises peuvent être expliquées par le mouvement des courants, qui poussent les animaux sur les plages avec les vagues. Notamment, Pêches et Océans Canada se penchent sur les cas de trois animaux en péril : le bélouga, le rorqual bleu et la baleine noire.

D’après Laurence Pagé, gestionnaire des relations externes, Parcs Canada souhaite rappeler à tous que la présence humaine peut déranger les bélugas et modifier leur comportement. « Par exemple, si un paddleboard passe près d’un béluga, les 5 à 10 minutes que l’animal prendra pour interagir avec l’embarcation est du temps de perdu pour s’alimenter ou s’occuper de ses petits », explique Mme Pagé. Que l’embarcation nautique soit propulsée par l’humain ou par moteur, elle peut distraire et déranger les mammifères marins.

L’accumulation des dérangements peut avoir un impact sur la santé et la reproduction des bélugas ainsi que sur la survie des jeunes. Il est donc primordial que tous ceux qui naviguent les eaux prennent conscience de l’impact qu’ils peuvent avoir sur les bélugas, tout comme les reste des animaux marins. En effet, les bélugas ont besoin d’espace et de tranquillité : en leur présence, il est de mise de maintenir le cap et de s’éloigner à une distance de 400 mètres.

Une toute nouvelle formation en ligne « Naviguer dans l’habitat des baleines » a d’ailleurs été mise sur pied pour les plaisanciers et les kayakistes. Ainsi, Parcs Canada espère que tous pensent à s’informer avant de prendre le large afin de comprendre les mammifères marins. Cette formation gratuite en ligne permet d’acquérir des connaissances sur les mammifères marins trouvés dans l’estuaire du Saint-Laurent.

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