Emplois d’été Canada : 1 M$ investi malgré les ratés du programme

Les dernières semaines ont été affectées par les risques de propagation du coronavirus, ce qui a aussi dérangé les plans pour de nombreux employeurs du secteur commercial, industriel et agricole qui tentaient tant bien que mal à gérer le quotidien en vue d’un été incertain.

En ce sens, le programme Emplois d’été Canada version COVID-19 a été décalé de 10 semaines, ce qui a compliqué les choses pour de nombreux étudiants qui d’un autre côté, voyaient la possibilité d’opter pour un chèque de la PCU ou encore d’aller chercher une expérience de travail pour la saison estivale.

Selon la députée du comté d’Avignon-La Mitis-Matane-Matapédia, Kristina Michaud se sont 179 projets et 249 emplois qui ont été créés, un investissement qui se chiffre à 1 047 915$ et qui représente par rapport à l’an dernier une augmentation de plus de 300 000$.L’année dernière 206 emplois avaient été créés pour des subventions totalisant 725 806$.

D’après madame Michaud, les changements apportés au programme ont permis aux député-e-s de soumettre de nouvelles candidatures d’organisations offrant un service essentiel pendant la crise ,même s’ils n’avaient pas fait de demande en février dernier.

Ces recommandations n’ont pas toujours été entendues, ce qui a pu créer de faux espoirs auprès des employeurs, notamment ceux qui œuvrent dans le secteur agricole. Au cours des dernières semaines, la députée du comté et ses collègues du Bloc Québécois ont souligné les diverses failles du programme.

 « Normalement, les organismes et entreprises savent dès le mois d’avril s’ils auront droit ou non à une subvention.Cette année, il aura fallu attendre jusqu’en juillet pour plusieurs. Un non-sens pour les employeurs qui avaient besoin d’embaucher dès le début de l’été, pas en plein milieu », déplore Mme Michaud.