Éphémérides 10 mai : la Chambre de commerce de Matane fait preuve de dynamisme

L’avenue Saint-Jérôme vers 1955. Collection Studio Victor Sirois, archives Société d’histoire et de généalogie de Matane

En 1955, Michel Chartier, gérant pour la Province de Québec de la Chambre canadienne donne une intéressante conférence devant les membres et un groupe d’invités de la Chambre de commerce de Matane.

Dans la même période, une amélioration appréciable est apportée dans le service du Bureau des douanes et l’on se réjouit de l’efficacité du travail de l’organisme.

Protection du saumon et assurance auto obligatoire

Toujours pour la protection de la rivière à saumon, la Chambre, à la suggestion de son président, le Dr Maurice Piuze, étudie les recommandations d’un expert en la matière, le Dr Knob, et le nouveau secrétaire, Charles-E. Lévesque est chargé de faire venir de la documentation additionnelle sur le sujet au bénéfice des intéressés.

La question de l’assurance auto obligatoire fait l’objet de brillants exposés et donne naissance à un mémoire bien charpenté qui est adressé aux autorités gouvernementales. Les membres, comme toute la population, sont à même d’apprécier le beau travail du comité local de Sécurité routière.

La fréquence des assemblées tenues au cours de l’été cette année-là témoigne du dynamisme et des bonnes intentions du nouveau président et de la coopération des membres de son bureau de direction.

Voici les noms du bureau de direction : Dr Maurice Piuze (président ), Alphonse Cormier (vice-président) et Charles E. Levesque (secrétaire-trésorier). Les directeurs : Octave Lapointe, Charles-E. Vézina, Stevens Forbes, Armand Boucher, Philippe Schmeltzer, Léo Dugas, Dr Paul Sarrasin, Joseph Dumont, Charles E. Côté, Benoît Pelletier, Éphrem LeBreux et Maurice Dionne. L’aviseur légal (conseiller juridique) : Charles-B. Quimper. Le vérificateur :Jean Lebel,. L’aumônier : le chanoine Théodule Desrosiers, curé de Saint-Jérôme de Matane.

Deuxième piste réclamée, vol de nuit, nouveau pont et service postal

Il sera question au cours de ces réunions de réclamer une deuxième piste à l’aéroport, plutôt que le prolongement de la première, et de l’obtention d’une licence pour vol de nuit. La construction d’un nouveau pont reliant les deux paroisses de la Ville sera présentée comme une nécessité urgente à cause du trafic qui augmente sans cesse. La Ville et le Gouvernement provincial seront priés d’agir sans plus de délai. La Chambre sera appelée à faire d’énergiques protestations contre les changements survenus dans le service de la malle (poste) qui arrivait à Matane l’après-midi seulement, causant un retard intolérable à la vie économique.

Embauche d’un commissaire industriel ainsi que règlement de zonage et de construction

C’est encore au cours de cette année que seront mises de l’avant les idées progressistes suivantes : l’embauche d’un commissaire industriel, ainsi que la préparation d’un règlement de zonage et de construction, conséquences logiques de la formation d’un comité industriel dirigé de main de maître par René Lapointe.

Il y a 100 ans

En 1921, fondation de la Société St-Jean-Baptiste à Sandy Bay (Baie-des-Sables).

En 1921, la population de Les Méchins est de 800 habitants selon le recensement de Statistique Canada.

Il y a 50 ans

En 1971, la Ville engage aussi un premier directeur des loisirs, Ronald Landry, dont le mandat sera la mise en place d’un service des loisirs. Se joignent à lui un animateur sportif et, un peu plus tard, un animateur socioculturel.

En 1971, Alice Préville Murray ouvre la Librairie Préville enr., au 232, rue Saint-Pierre.

Autres éphémérides

En 1922, bénédiction par le chanoine Antoine-Annibal Soucy (1856 à 1934) du premier cimetière à Saint-Rédempteur, et on y avait commencé les inhumations immédiatement après cette date. Le transport des corps du cimetière St-Jérôme à Saint-Rédempteur (qui n’était pas encore paroisse à cette époque) a eu lieu entre le 10 mai 1925 et le 30 mai 1925.

En 1923, on devra attendre jusqu’à 1923 pour constater un regain de vie à la Chambre de commerce de Matane, après plusieurs années de stagnation bien compréhensible, mais non de paralysie définitive.À une assemblée spéciale qui eut lieu le 10 mai au Palais de justice et à laquelle assistaient les Drs J.-A. Bergeron, Alfred Bouillon ainsi que F.-J. Pelletier, Roméo St-Laurent, S. Lespérance, S.de Lahaye, J.-U. Girard, et L. P. Bilodeau, la résolution suivante fut adoptée à l’unanimité : « Qu’un comité de trois membres comprenant messieurs L.-P. Bilodeau, Raoul Fafard et c. S. Lespérance soit formé pour s’occuper de l’organisation d’une réunion de la Chambre de Commerce dans le plus court délai possible ».

À ce moment précis de son existence, l’organisme économico-social recrutait ses membres dans tout l’immense territoire s’étendant de la Baie-des-Sables (alors Sandy Bay) à Sainte-Anne-des-Monts. C’est pourquoi il est possible de relever dans les listes des membres de cette époque des noms aussi prestigieux que ceux d’Ulric Verreault de Baie-des-Sables, P.-A. Parent de Saint-Ulric, Émile Côté et W. Russel de Cap-Chat, J.-A. St-Pierre de Les Méchins et Léon Bouchard de Sainte-Anne-des-Monts.

En 1928, Sylvain Levasseur ouvre une entreprise de portes et châssis.

En 1946, ouverture de l’Hôtel Pineault, 26 chambres, salle à manger et grill.

En 1951, Pierre-Paul Leclerc lance une entreprise de bois de papeterie.

En 1975, visite de Jean-Pierre Goyer, ministre des Approvisionnements et Services du Canada.

En 2005, devant la commission Gomery, l’ex-député de Matane et organisateur libéral de l’Est du Québec, Marc-Yvan Côté, admet avoir trimbalé 120 000 $ en liquide pour la campagne libérale fédérale de 1997.

En 2010, la Sûreté du Québec (SQ) doit intervenir au conseil municipal de Saint-René pour mettre un terme à une bagarre entre des conseillers et des citoyens.

En 2011, en raison d’un différend salarial, une centaine d’employés syndiqués de l’usine de pâte Tembec de Matane (aujourd’hui Sappi) déclenchent une grève qui va durer 15 semaines.