Éphémérides 5 mars : le député Matthias Rioux démissionne

Le député Matthias Rioux tira sa référence en 2003. Son plus grand regret : la non-accessibilité du Québec à la souveraineté. Photo Romain Pelletier

En mai 1994, Matthias Rioux remporte l’investiture péquiste à Sainte-Félicité. Photo Romain Pelletier

En 2003, le député de Matane à l’Assemblée nationale, Matthias Rioux, remet sa démission à la toute veille de l’annonce des prochaines élections. Il se dit convaincu de laisser à Pascal Bérubé un comté en or, servi sur un plateau d’argent.

M. Rioux s’installe alors à son nouveau bureau de la Commission municipale du Québec où il a été nommé par le Conseil des ministres.

Député depuis 1994

Lors de l’élection générale de 1994, M. Rioux avait été élu député du Parti québécois dans Matane. Puis, il a été nommé délégué régional du Bas-Saint-Laurent-Gaspésie-Îles-de-la-Madeleine et délégué régional pour la Gaspésie-Îles-de-la-Madeleine.

Il a occupé les fonctions de ministre du Travail et ministre responsable de la région du Bas-Saint-Laurent et de la région de la Gaspésie-Îles-de-la-Madeleine dans le cabinet de Lucien Bouchard. Il a également été ministre responsable des Aînés.

M. Rioux a été réélu dans Matane à l’élection générale de 1998. Il a alors été désigné président de la Commission de la culture et président de la Commission de l’économie et du travail.

Né à Rivière-à-Claude, en Gaspésie du Nord, il est le fils d’Adélard Rioux, pêcheur et de Célina Lefrançois.

En 1864, le canton Tessier (futur Saint-Luc) est détaché de la municipalité de Matane par proclamation du gouverneur général.

En 1866, grande disette à Sainte-Félicité et dans le Bas-Saint-Laurent. Le conseil municipal adresse une requête au Conseil de la Législature du Québec demandant une subvention à l’achat de grains de semence. La requête est renouvelée le 9 avril. Une somme de 337,12 $ est finalement accordée le 20 avril.

En 1874, création de la commission scolaire du village de Grosses-Roches.

En 1880, le Dr Jean-Pierre Pelletier redevient conseiller du conseil municipal.

En 1894, prohibition de vente d’alcool sauf pour fin médicale et le service du culte.

En 1900, le conseil municipal de Sainte-Félicité adopte un règlement obligeant les colporteurs, en voiture ou à pied, à détenir une licence sous peine d’amende et de confiscation de leur marchandise.

En 1906, abolition du règlement de prohibition et autorisation de vente au détail de l’alcool.

En 1906, demande faite par le Dr L.-A. Ross de Matane d’un droit de passage dans la municipalité en vue de la construction du chemin de fer Matane-Gaspé.

En 1906, licence de 50$/an pour tout marchand de l’extérieur de la municipalité.

En 1934, défense à Canadian Airways de faire atterrir ses avions en provenance de la Côte-Nord sur les lacs Fortin et Bernier, sources d’eau pour l’aqueduc municipal.- Protestation du Conseil contre la taxe d’accise fédérale de 20 ¢/lb sur le tabac en feuilles. – Dispense est faite au secrétaire-trésorier municipal de lire les avis publics à la porte de l’église le dimanche.

En 1961, le Matanais Claude Desjardins remporte le premier combiné alpin présenté au Centre de ski Mont-Blanc à Sainte-Blandine, aujourd’hui Val-Neigette.

En 1961, Samuel Lafontaine décède pendant qu’il séjourne à Silver City, au Nouveau-Mexique. Il avait 75 ans. Le 13 mars, on inhume son corps au cimetière de Matane. En 1928, il s’était fait bâtir une vaste résidence en brique qui témoignait de son aisance. Les plans avaient été signés par l’architecte réputé Joseph-Pierre Ouellet de Québec, concepteur de nombreux édifices religieux et civils. Dans la région, on lui doit les plans de l’église de Val-Brillant, entre autres. La maison Lafontaine fut acquise en 1962 par Rodolphe Otis. À compter de 1963, elle accueillit, durant plusieurs années, les bureaux de la Sûreté du Québec à Matane. Voisine de nos jours de la station-service Esso Dépanneur Le Cristal, elle a été démolie en 1979. L’ancien magasin Canadian Tire occupe ce site. La construction a débuté en 1927 et s’est échelonnée sur un an et demi. Les coûts : 40 000 $.

En 1967, établissement d’un échange avec central automatique entre Matane et Saint-René. Mise en service à Rimouski de la composition directe des communications interurbaines par les abonnés avec l’emploi du système CAMA (Centralized Automatic Message Accounting).