Éphémérides du 11 juin : le curé de Saint-Ulric bénit en 1939 quatre toiles réalisées par Simone Hudon et de Sylvia Daoust

Cette toile signée Sylvia Daoust est intitulée Les Saints Martyrs canadiens. Photo : Collection Romain Pelletier

Le 11 juin 1939, le curé Joseph-Alfred Dionne écrit qu’il a béni « immédiatement avant la grand-messe, devant le peuple assemblé, suivant la formule du rituel, mais non solennellement, quatre peintures placées sur les murs de l’église de Saint-Ulric, le huit de ce mois ».

Les quatre grandes peintures de Simone Hudon et de Sylvia Daoust, toutes du même format, soit de 175 x 220 cm (5 3/4 x 7 1/4 pi), « ont été exécutées au cours de l’hiver 1938-1939 dans la chambre de Sylvia, au 107 Grande-Allée, à Québec», d’après le récit qu’en fit Sylvia Daoust à Pierre L’Allier.

« En juin 1939, elles viendront elles-mêmes, en bateau, livrer et encadrer leurs oeuvres » selon l’ouvrage Les oeuvres d’art dans l’église de Saint-Ulric, de Solange Cantin et Jacques Keable.

Les artistes se sont concertées

Depuis toujours, Simone Hudon s’exprime par la peinture et la gravure, mais Sylvia Daoust, surtout par la sculpture. Cette fois pourtant, et ce sera une très rare fois, sinon la seule en art religieux, Sylvia s’exprimera par la peinture, une technique qu’elle connaît et maîtrise mais ne pratique que marginalement.

À l’évidence, Simone Hudon et Sylvia Daoust se sont concertées pour signer des tableaux aux styles apparentés. Rien, ici, n’est improvisé. Au premier regard, les quatre toiles peuvent laisser croire qu’elles sont oeuvres d’amateurs peu rompus à la technique de la perspective et peu soucieux des proportions relatives des divers personnages les uns par rapport aux autres.

Il n’en est évidemment rien : les deux artistes, formées et informées, sont toutes deux professeures à l’École des beaux-arts de Québec où Simone enseigne, entre autres, la perspective! Bref, elles savent ce qu’elles font!

Ce tableau Simone Hudon a par titre La vie et les oeuvres de Saint-Ulric. Photo : Collection Romain Pelletier

Autres éphémérides

Le 11 juin 1879, visite pastorale de Mgr Jean Langevin; la paroisse de Sainte-Félicité compte maintenant 1 810 âmes et 238 familles. On y retrouve quatre croix de chemin, une bibliothèque de 225 volumes et une cinquième école située à L’Anse-à-la-Croix.

Le 11 juin 1935, le conseil du village de Saint-Jérôme de Matane adopte le règlement no 135 pour pourvoir à l’éclairage des rues.

Le 11 juin 1940, ouverture de l’usine d’embouteillage Red Rock Matane (boissons gazeuses) selon le journal de la Chambre de commerce Senior.

Le 11 juin 1945, élection générale à Ottawa; Antoine-Philéas Côté du Parti libéral est élu dans le comté circonscription de Matapédia-Matane.

Le 11 juin 1953, bénédiction de l’église de Saint-Jean-de-Cherbourg en présence de Mgr Charles-Eugène Parent. Elle aurait coûté 55 000 $. La paroisse compte 198 familles et 1 303 âmes.

Le 11 juin 1955, décès de Louis de Gonzague Fortin, père de Clément Fortin. Propriétaire de l’École Fortin, employé de la scierie Price, secrétaire-trésorier de la commission scolaire de la paroisse Saint-Jérôme-de-Matane et marchand de vêtements pour hommes sur l’avenue Saint-Jérôme (plus tard La Hutte Sports Experts, un marché aux puces et La Popote collective, maison démolie en 1994). Son père Onésime-Élisée Fortin est décédé le 23 août 1945 à l’âge de 73 ans. Il tenait une boutique de ferblanterie et une quincaillerie. Enterrement le 14 juin 1955.

Le 11 juin 1941, Jacques Bernier, né à Baie-des-Sables, épouse, à Padoue, Marie-Cécile Ouellet. Parmi ses réalisations comme député du comté de Matane, il a incité le gouvernement de Jean Lesage à acheter le domaine Reford, à Métis-sur-Mer, pour en faire un parc public, devenu depuis Les Jardins de Métis.

Le 11 juin 1969, le Centre étudiant, de Matane-sur-Mer, propriété du Collège classique, a été inauguré officiellement ce soir.

Le 11 juin 1984, la compagnie rimouskoise Québec-Téléphone amorce l’installation d’un premier câble de fibre optique sur son territoire.