Éphémérides du 20 octobre : la Boulangerie Pelletier de Matane fête ses 60 ans en 1963

L’abbé Paul-Émile Dubé, curé de Saint-Rédempteur, bénit ici les nouvelles installations de la Boulange. Il est entouré de M. Benoît Pelletier et des principaux invités que la boulangerie avait conviés à ses fêtes. Archives Société d’histoire et généalogie de Matane - Collection La Voix gaspésienne

Près de 500 invités rendent hommage au président de la Boulangerie Pelletier de Matane, Benoît Pelletier, à ses collaborateurs et à tout le personnel soulignant ainsi le 60e anniversaire de l’entreprise.

Ils le font à l’occasion de la bénédiction et de l’inauguration officielle de la nouvelle boulangerie. Les dirigeants religieux et civils de même que les représentants d’associations professionnelles de boulangers insistent sur le développement phénoménal que M. Pelletier a donné à l’entreprise modeste de 1903 et sur l’importance que représente cette industrie dans le contexte économique de Matane.

De par son territoire, son marché et sa production quotidienne, la boulangerie de Matane avec ses succursales de Hauterive et Sept-Îles est l’une des principales de toute la province de Québec.

Principaux invités

Sur l’estrade d’honneur, on remarque M. et Mme Benoît Pelletier, le chanoine Théodule Desrosiers, curé de Saint-Jérôme, les RR. PP. Antonin Lamarche et Poulin représentant le Collège de Matane, le maire de Matane Roger Dion, le maire de la paroisse Jean-Charles Bérubé, le président de l’Association des Boulangers progressifs du Québec, Jean-Paul Tremblay, le secrétaire de l’Association professionnelle des Boulangers de la province, Gérard Chaput, l’assistant-gérant de la Boulangerie, Laucien Paquet, le président de la Commission scolaire de Matane, Georges-Alexandre Label et d’autres.

Un modèle pour l’industrie

Selon eux, la Boulangerie Pelletier est l’une des plus modernes et des plus progressives du Québec et qu’elle peut servir de modèle dans toute l’industrie de la boulangerie au Québec. 

Ils soulignent l’esprit d’initiative de M. Pelletier, son audace, son désir d’avancement. « Il prouve, disent-ils, qu’il ne faut pas se laisser influencer par les apparences économiques d’une région et se retrancher dans l’immobilité. M. Pelletier dirige une entreprise qui progresse constamment malgré tous les commentaires pessimistes qui ont cours à propos de la situation économique de Matane et de la région. »

À l’heure da midi, une quarantaine de véhicules de la Boulangerie Pelletier, précédés de l’Harmonie de Matane que dirige Albert-B Lavoie, défile dans sur les avenues D’Amours, Saint-Jérôme et Fraser, la rue de la Fabrique et sur le quai pour mettre en lumière un aspect assez frappant de cette industrie.

Une équipa de la Boulangerie Pelletier termine son faction de travail, l’autre prend aussitôt la relève. C’est la production vingt-quatre heures par jour. Archives Société d’histoire et généalogie de Matane – Collection La Voix gaspésienne

Autres éphémérides

Le 20 octobre 1861, incendie de la première chapelle de la mission L’Assomption-de-Notre-Dame (Baie-des-Sables).

Le 20 octobre 1870, à 11 h 25, un séisme secoue la région. La secousse, qui se dirige sud-nord, dure environ sept secondes.

Le 20 octobre 1904, le ministère de la Marine et des Pêcheries entreprend l‘installation d’un sifflet à vapeur « criard » à deux milles en amont de l’église de Sainte-Félicité. Ce système d’alarme sonore consistait en un diaphone actionné par de l’air comprimé au moyen d’un moteur à l’huile. Celui-ci produisait un son d’une durée de trois secondes et demie à toutes les deux minutes par temps de brouillard ou de tempête. Ce système fut construit par les employés du ministère au coût de 6 095,95 $.

Le 20 octobre 1909, le chanoine Luc Rouleau, curé de la paroisse de l’Assomption-de-Notre-Dame (Baie-des-Sables), bénit l’église restaurée de Sainte-Félicité.

Le 20 octobre 1926, bénédiction par M. le curé, de l’étage neuf du couvent Bon-Pasteur.

Le 20 octobre 1927, dernière journée de la violente tempête dans tout l’Est du Québec depuis le 18 octobre.

Le 20 octobre 1942, existence du plus ancien procès-verbal de la Société Saint-Baptiste de Matane, mais cette fête existait bien avant, voire en 1909.

Le 20 octobre 1961, la Ville de Matane s’oppose à l’heure avancée et demande de retour à l’heure normale de la fin d’octobre à la fin avril en raison de la télévision. – Elle dépose une requête au ministre de la Famille et du Bien-être social, Émilien Lafrance, pour la construction d’un nouvel hospice à Matane pour remplacer celui des sœurs Dominicaines, aménagé en 1950 dans l’ancien hôtel Belle-Plage, lequel n’est plus adéquat pour dispenser des services d’accueil de personnes âgées. – Elle fait état du programme de travaux d’hiver 1961-1962, dont le coût de salaires est subventionné à hauteur de 38 000 $ par le gouvernement provincial. La municipalité donne 500 $ au Club de ski alpin Mont-Castor pour la construction d’un chalet de ski. – Elle installera neuf lampes de rue de 400 watts au mercure remplaçant 16 lampes de 100 W sur la rue Saint-Pierre.

Le 20 octobre 1963, selon le journal « La Voix gaspésienne », le congrès des détaillants en alimentation de la région a lieu à Matane. Tout l’exécutif de l’Association provinciale y assiste.

Le 20 octobre 1968, le maire de Matane, Roger Dion, inaugure officiellement la nouveau salon funéraire de la maison Léon Sirois et fils sur l’avenue Saint-Rédempteur à Matane. Le curé de Saint-Rédempteur, Hervé Beaulieu, bénit les lieux en compagnie de Mgr Théodule Desrosiers, curé de Saint-Jérôme et de Roland Labrie, curé de Bon-Pasteur. Cette résidence funéraire comporte quatre grands salons ainsi que des salles attenantes appropriées et les  installations de pompes funèbres.

Le 20 octobre 1969, première chute de neige, verglaçante à certains endroits. Les chemins des colonies et paroisses au sud sont très dangereux. Le froid persiste, chose curieuse, beaucoup d’arbres jusqu’à ce jour ont conservé leur feuillage vert, ce qui contraste avec le sol tout blanc. Dans beaucoup d’autres arbres, les feuilles ne commencent qu’à tomber.

Le 20 octobre 1993, candidate au poste de maire de la ville de Matane. Jocelyne Lévesque veut gérer la municipalité comme une entreprise privée. Propriétaire du motel Le Campagnard depuis neuf ans, elle estime qu’il est grand temps d’administrer « selon nos moyens comme nous I’indique la situation actuelle tout en maintenant les acquis ».

Le 20 octobre 1993, des travaux d’environ 3 000 $ sont en cours au chalet du Club de ski de fond de Matane, érigé à l’extrémité due la rue du Golf. Quatre employés s’affairent à aménager une piste de 2,5 kilomètres pour les débutants et les personnes âgées. Ils effectueront aussi de l’éclairement autour du chalet. Ils ont été embauchés pour six semaines grâce à une aide financière de 10 800 $ en vertu de l’article 25 de la loi de l’assurance-chômage.

Le 20 octobre 2004, le comité d’embellissement de Saint-Ulric inaugure le parc des Rives aménagé en plusieurs phases au coût de plus de 40 000 $, sur la rue Ulric-Tessier, au centre du village. Après la bénédiction des lieux par le curé Albert Roy, la mairesse Èva Robichaud coupe un ruban marquant l’inauguration.

La mairesse Èva Robichaud coupe le traditionnel ruban marquant avec deux des bénévoles du comité d‘embellissement de Saint-Ulric, soit Diana Desrosiers et France Bérubé. Photo : Collection Romain Pelletier

Le 20 octobre 2004, le journal « La Voix gaspésienne » souligne en première page qu’à 24 ans, David Desrosiers réalise son rêve. Ayant grandi à Matane, il est devenu le bassiste et le choriste du groupe Simple Plan, dont la musique de style pop punk est connue un peu partout dans le monde. Simple Plan a vendu 3 millions d’exemplaires de son premier disque. La formation joue du pop punk, mais rempli de mélodies accrocheuses. « Les harmonies qui faisaient le charme des Beatles ou des Beach Boys nous inspirent », explique David.

La première page du journal « La Voix gaspésienne » avec en vedette David Desrosiers de la formation Simple Plan. Archives Société d’histoire et généalogie de Matane

Le 20 octobre 2007, exposition des oeuvres de l’artiste matanais Jean Bouchard à la Galerie d’art de Matane, au complexe culturel.

Le 20 octobre et le 21 octobre 2007, portes ouvertes pour le 20e anniversaire de l’Institut Maurice-Lamontagne de Mont-Joli, à proximité de Sainte-Flavie.

Le 20 octobre 2011, importants travaux sur la toute 195 à Saint-René.

Le 20 octobre 2016, place à l’improvisation dans le cadre du Festi-Mots au complexe culturel Joseph-Rouleau.