Éphémérides du 28 juillet : Benoît Bouffard qui deviendra un grand Matanais voit le jour en 1935

M. Benoît Bouffard en juillet 2005. Photo : Collection Romain Pelletier

Né à Matane le 28 juillet 1935 de Paul-Émile et de Julia Caouette, Benoît Bouffard, a tôt fait d’intégrer le marché du travail puisqu’à l’âge de 16 ans il débute comme commissionnaire au sein de l’entreprise familiale de vente de véhicules automobiles sous la bannière de General Motors (GM).

De 1955 à 1982, il en assumera tour à tour les tâches de commis aux pièces puis commis comptable pour terminer gérant et président propriétaire de cette même entreprise qu’il choisira de fermer en 1982.

Commissaire industriel, directeur des Galeries du Vieux Port et membre de l’Ordre du Canada

C’est alors qu’il occupera jusqu’en 1993 la fonction de commissaire industriel au Conseil économique de Matane. À ce titre, il sera nommé au conseil d’administration du Conseil régional de développement économique du Bas-Saint-Laurent dont il deviendra président.

C’est également à titre de président du sommet économique du Bas-Saint-Laurent qu’il signera avec le ministre de l’Office de planification et de développement du Québec, Marc-Yvan Côté, une entente de développement de 92 M$ pour le Bas-Saint-Laurent, dont 27 M$ pour la MRC de Matane.

Après une retraite de deux ans, il prend la direction du centre commercial Les Galeries du Vieux-Port. Ses talents de promoteur infatigable de Matane à l’intérieur comme à l’extérieur du Canada lui vaudront de recevoir des mains du gouverneur général sa nomination de membre de l’Ordre du Canada, le premier Matanais à recevoir un tel honneur.

Bénévole auprès d’un grand nombre d’organismes

Si Benoît Bouffard a fait sa marque sur le plan économique, il s’est illustré comme un bénévole auprès d’un grand nombre d’organismes à vocation communautaire et sociale, à tel point qu’il reçoit en 1992 le Grand Prix du tourisme gaspésien de l’Association touristique régionale de la Gaspésie en tant que bénévole par excellence.

Qu’il suffise de mentionner qu’il a été fondateur et administrateur du Centre d’aide aux entreprises, du Comité d’aide au développement des collectivités et de la Société d’aide au développement des collectivités. Il sera également fondateur et président du Club Lions de Matane, dont il a été membre pendant plus de quarante ans.

C’est cependant du Festival de la crevette dont il a été cofondateur et président pendant de longues années, que sa personnalité d’animateur et de promoteur lui permet de tirer son plus grand titre de gloire et de popularité auprès de ses concitoyens, soit celui de « père du festival ». 

Ce festival existe depuis 1973, inspiré du festival gaspésien né dix ans plus tôt. Le dixième festival gaspésien de Matane se tenant sous le thème les fruits de mer, l’accent est mis sur la gastronomie matanaise et plus particulièrement sur la crevette transformée à Matane. L’appellation Festival gaspésien s’est alors transformée en Festival de la crevette.

Jusqu’à son décès survenu le 28 janvier 2006, il s’occupera du Club de l’âge d’or Saint-Jérôme; il en sera président durant quatre ans. (Notes tirées de Matane en histoire et en images)

Sa personnalité d’animateur et de promoteur lui permet de tirer son plus grand titre de gloire et de popularité auprès de ses concitoyens, soit celui de « père du festival de la crevette », ici en mai 1993 avec Muriel Langlois. Photo : Collection Romain Pelletier

Autres éphémérides

Le 28 juillet 1897, l’abbé Louis Arpin cesse d’être en poste à la cure de Sainte-Félicité avec desserte de la mission de Grosses-Roches. Ilsuccédait à Joseph-Henri Lavoie.

Le 28 juillet 1928, le village de Saint-Jérôme de Matane achète une lisière de terrain à 35 cents  le pied carré pour le redressement de la sortie de l’avenue Fraser sur l’avenue Saint-Jérôme (aujourd’hui avenue du phare Ouest ou route 132) et transport de la grange de vendeur D. Tardif. – Pour les assurances de protection civile, le conseil municipal opte pour La Prévoyance au coût de 4 000 $.- La municipalité nomme deux constables pour la surveillance les samedis et dimanches.

Le 28 juillet 1930, le conservateur Henri Larue arrache le comté de Matane à l’élection générale au Canada.

Le 28 juillet 1937, funérailles du Dr. J.-Arthur Bergeron, maire du village de Matane et député du comté. Le voiturier J.-Hermas Grégoire a fabriqué le corbillard pour la maison Léon Sirois.

Le 28 juillet 1947, la Ville de Matane engage Roméo Mailloux comme assistant-chef de police-incendie à 130 $ par mois.

Le 28 juillet 1948, dans un télégramme, Donat Préville, président des élections dans le comté de Matane, adressé à François Drouin, président général des élections au Québec. Il y a trois candidats dans le district électoral de Matane : Onésime Gagnon, avocat, 14, avenue des Bernières, Québec, Union nationale; Donald Macdonald, médecin, Baie-des-Sables comté de Matane, libéral; et Adrien Thibault, nettoyeur, 157, rue Aubin, Mont-Joli, Union des électeurs.

Le 28 juillet 1948, balayage de l’Union nationale dans les six comtés du Bas-Saint-Laurent. Onésime Gagnon l’emporte dans Matane. 

À l’été 1948, le premier ministre du Québec, Maurice Duplessis, de l’Union nationale, déclare à Matane : « Jamais la Gaspésie n’a été traitée avec autant plus de générosité. Pour la première fois dans l’histoire de la province de Québec, elle a deux ministres dans le Cabinet. »

Le 28 juillet 1950, Joseph Viateur Lucius Paradis devient maître de poste au bureau de Baie-des-Sables. Il le sera jusqu’au 29 décembre 1978.

Le 28 juillet 1955, le premier ministre du Canada, Louis Saint-Laurent, nomme au Sénat le député de Témiscouata, Jean-François Pouliot, pour représenter la circonscription du Golfe qui va de Rimouski à Gaspé.

Débutées le 26 juillet 2010, les représentations de la pièce matanaise «Back on track baby Lou», au Centre d’art Le Barachois, se poursuivent tous les lundis. mardis et mercredis jusqu’au 18 août. Patrick Lauzon. Nathalie Bernier, Mylène Fortin et Frédéric Boivin incarnent les personnages. Tout est en place pour créer les situations parfaites pour déclencher les éclats de rire du public. Photo : Collection Romain Pelletier