Éphémérides du 6 octobre : un incendie rase la scierie Gagnon et Frères de Matane en 1947

Le feu s’est répandu rapidement dans toute la scierie. Archives Société d’histoire et de généalogie de Matane - Studio Victor Sirois

Le 6 octobre 1947, un incendie rase la scierie de la Société Industrielle de Matane, propriété de Gagnon et Frères, près de la gare. Il n’y a aucun blessé, mais les dommages s’élèvent à plus de 150 000 $. L’entreprise entend reprendre ses opérations le plus tôt possible.

La conflagration est évitée grâce à la pompe à feu nouvellement acquise par la Ville, ainsi qu’au travail des pompiers sous les ordres du chef J.-Auguste Laforest.

Le feu plonge la ville de Matane dans l’obscurité pendant plusieurs heures à la suite de l’interruption du courant électrique.

Alarme en début de soirée

Vers 17 h, l’alarme est donnée. Le constable J.-Auguste Laforest, chef de la brigade des incendies, et le sous-chef, constable Roméo Mailloux, accourent sur les lieux pour constater que le feu est répandu dans toute la scierie.

Grâce à la nouvelle pompe à incendie que la Ville vient d’acquérir, la lutte se fait plus intense et il est possible de circonscrire le brasier vers 19 h. La voiture à incendie quitte des lieux vers 21 h. Cependant, un nombre de pompiers volontaires passe la soirée et environ une douzaine demeurent jusqu’au matin.

Apparemment, le feu se serait déclaré dons le planeur situé au 3e étage ou encore de la poussière de bois aurait causé l’incendie. Il s’est communiqué à deux maisons voisines qui ont été endommagées de même qu’à une cour à bois située entre la rue Saint-Christophe et la rue de La Fabrique.

Conflagration évitée

Grâce à la coopération et au bon travail de chacun, la conflagration a été évitée. Des réservoirs d’essence de l’Imperial Oil situés à environ 60 pieds de l’endroit auraient pu occasionner une explosion s’ils n’avaient pas été maintenus à froid par les pompes à incendie.

Le chef et le sous-chef des pompiers remercient les pompiers volontaires et tous ceux qui ont aidé de quelque façon que ce soit.

L’incendie plonge la ville dans l’obscurité pendant plusieurs heures. Archives Société d’histoire et de généalogie de Matane – Studio Victor Sirois

Autres éphémérides

Le 6 octobre 1825, « par nous soussigné curé de Rimouski ont été suppléées les cérémonies de la sépulture sur la fosse de Marguerite McDow, veuve de feu Ignace McDonald, trouvée morte de froid entre Matane et le petit Métis et inhumée dans le cimetière de Matane le 28 décembre 1824 en présence de Laughlin McKinnon et de Daniel McKinnon ».

Le 6 octobre 1902, le corps de soeur Sainte-Geneviève, supérieure à Matane depuis 1887 et décédée meurt à l’âge de 46 ans, est exhumé pour être transporté au cimetière de la Congrégation des leurs du Bon-Pasteur.

Le 6 octobre 1901, l’abbé Georges Gagnon, qui succède à Pierre-Célestin Saindon, arrive à Sainte-Félicité. Il y restera pendant 16 ans.

Le 6 octobre 1904, le conseil du village de Saint-Jérôme de Matane verbalise le nom de la rue Jos Desjardins (rue Bergeron), père d’Arthur. 

Le 6 octobre 1912, le voilier « La Bernadette » coule entre Colombier et Rimouski en faisant 7 victimes. Seul le corps de François-Xavier Proulx est retrouvé six jours plus tard sur une plage, 20 km à l’est de Matane.

Le 6 octobre 1919, le conseil du village de Saint-Jérôme de Matane déclare le pont de fer Bergeron comme « libre et sans péage »(sic).

Le 6 octobre 1930, le conseil du village de Saint-Jérôme de Matane adopte le règlement # 108 portant désormais la largeur des trottoirs à construire à 4 pieds sur les rues neuves et les rues principales. – Il dit oui à la construction d’un trottoir de 3 pieds et demi de largeur du côté nord sur la rue Price. Il ratifie le projet conçu par Mgr l’évêque de Rimouski et les religieuses Dominicaines, d’ouvrir un hôpital à Matane.

Le 6 octobre 1934, un service est chanté à la suite du décès accidentel du chanoine Antoine-Annibal Soucy (1856 à 1934), curé de la paroisse Saint-Jérôme de 1898 à 1926.

Le 6 octobre 1941, la Ville de Matane achète la maison de feu J.-Étienne Gagnon pour en faire l’hôtel de ville sur l’avenue Saint-Jérôme au coût de 10 000 $. – Elle adopte le règlement no 169 rendant obligatoire le ramonage des cheminées (50 cents par cheminée). – Elle s’oppose à la diminution des limites à bois pour fin de colonisation.

Le 6 octobre 1975, Lise Marquis termine comme maîtresse de poste du bureau de Saint-Adelme-de-Matane. Elle l’était depuis le 24 février 1952.

Le 6 octobre 1981, la bibliothèque municipale de Matane tient des séances d’information les lundis soirs cet automne. Elles s’adressent aux personnes désireuses d’apprendre à se servir adéquatement. La responsable, Lise Grenier, invite les gens à préparer leurs questions.

Coupure de presse du journal « La Voix gaspésienne » du 6 octobre 1981.

Le 6 octobre 1982, la ferronnerie Le Bricoleur a continué d’écouler son stock en fin de semaine et dimanche après-midi. Dès avant l’ouverture des portes, il y avait file devant le magasin à Matane Est. Le propriétaire, Réjean Dion, a trouvé plus sage de liquider que d’affronter un avenir qui s’annonce pas bien du tout dans le commerce.

Le 6 octobre 1993, Denise Gentil, une retraitée du monde l’éducation depuis juin 1992, est la première à présenter son bulletin de candidature pour la mairie de Matane. Elle entend créer des services en quantité et en qualité, mais en fonction de la capacité de payer des citoyens.

Le 6 octobre 2010, construction de la Glace Serge-Bernier en remplacement de l’ancien Module 2 démoli au centre sportif Alain-Côté. Photo : Collection Romain Pelletier

Le 6 octobre 2015, débat politique des candidats aux élections fédérales dans la salle civique de l’hôtel de ville de Matane. Ce sont : Rémi Massé du Parti libéral du Canada, Kédina Fleury-Samson du Bloc québécois, Jean-François Fortin de Force et Démocratie, Joël Charest du Nouveau Parti Démocratique et André Savoie du Parti Conservateur du Canada.