Éphémérides du 9 janvier : le feu détruit l’église de Saint-Luc en 1999

Publiée en première page du journal « La Voix gaspésienne », cette image de l'église en feu est tirée d'une vidéo amateur captée par Raynald Dion, de Saint-Luc. Archives Société d’histoire et généalogie de Matane - Fonds La Voix gaspésienne

Le 9 janvier 1999, un incendie ravage complètement, dans la nuit de samedi à dimanche, l’église de Saint-Luc-de-Matane qui datait de 1916.

Personne n’est blessé, mais les pertes matérielles s‘élèvent à 1 million $, voire 1,5 million $, alors que la fabrique est assurée pour  environ 220 000 $.

Seuls les murs de pierre taillée ont tenu le coup. Le clocher, avec ses trois cloches, est tombé à l’intérieur du bâtiment vers minuit et tout le reste, y compris la charpente de bois recouverte de plâtre, s‘est envolé en fumée.

Le temple n’est plus que ruines. Photo : Romain Pelletier

Le feu s’est déclaré vers 22 h, soit peu de temps après la dernière célébration dominicale, débutée à 19 h 30 et qui a pris fin vers 20 h 20.

L‘incendie a pris naissance à l’arrière de l‘église, dans la sacristie. Une défectuosité électrique ou du système de chauffage semble la cause la plus probable. Le feu a pris fin vers 9 h dimanche matin, soit après que les quatre réservoirs d‘une capacité de 250 gallons d’huile chacun se soient consumés.

Les prochains offices religieux auront lieu dans la salle communautaire du Centre municipal des loisirs, situé en face de l’église incendiée.

L’église de Saint-Luc en 1988. Photo : Romain Pelletier

Autres éphémérides

Le 9 janvier 1870, élection des premiers marguilliers de la paroisse de Sainte-Félicité : Germain Gagnon, François Saint-Gelais et David Boulanger.

Le 9janvier 1888, premier mariage dans la nouvelle église Saint-Jérôme : François Pelletier et  Mélanie Joncas. Il n’y avait pas encore de bancs.

Le 9janvier 1893, lors d’une assemblée d’électeurs, le Dr Jean-Pierre Pelletier quitte le conseil municipal, donc la vie municipale. Il avait 63 ans.

Le 9 janvier 1915, J. Z. Gosselin devient maître de poste du bureau de Tartigou (Saint-Ulric). Il le sera jusqu’au 24 octobre 1922. Ce bureau a ouvert ses portes le 11 septembre 1991 et les a fermées le 15 mars 1933.

Le 9janvier 1939, la Ville de Matane abroge le règlement imposant une taxe de locataire.

Le 9janvier 1939, la Ville de Matane demande au gouvernement une aide au chômage de 5 000 $ pour 350 chômeurs de Matane. – Elle mandate le maire à trouver un terrain pour la construction d’un aréna.

Le 9janvier 1944, à Saint-Paulin-Dalibaire, au sud de Matane, sept enfants entre un an et 13 ans perdent la vie dans l’incendie de la maison de leurs parents, M. et Mme Delphin Côté

Le 9janvier 1950, ouverture du bureau de la Banque provinciale du Canada à l’Édifice de la Gare de Matane.

Le 9janvier 1958, le bureau de poste Dalibaire-Ouest ferme ses portes

Le 9 janvier 1975, incorporation de la Galerie d’art de Matane (GAM).

Le 9 janvier 1985, le journal « La Voix gaspésienne » rapporte qu’au moins 150 personnes ont participé en fin de semaine à la Balade Papillon organisée par le club Les Amoureux de la motoneige à la Place des Sports de Matane. Cette activité a rapporté un peu plus de 350 $. L’argent servira à la construction d‘une auberge pour les enfants handicapés du Québec.

Lors de la Balade Papillon : Ghislain Sirois, Ghislain Saint-Louis, Roger Dion, Nicole Santerre, Noël Plourde et Robert David. Deuxième rangée: Yvon Guay. Benoît Bouffard, Marco Guay, Fabricien Turcotte, Paul-Émile Fortin, Robert Farrell et Fernand L’Espérance. Photo : Romain Pelletier

Le 9 janvier 1991, installé sur l’avenue D’Amours de Matane depuis son ouverture en 1936, le magasin 5-10-15 de Rosario Castonguay et de sa femme Yvonne Ouellet a toujours su s’adapter aux besoins de sa clientèle. Deux de leurs trois filles. Ginette et Huguette ont pris la relève il y a près d’une quinzaine d’années. À l’occasion, M. Castonguay les remplace. La couple avait lancé le magasin peu de temps après leur mariage dont sont issus cinq enfants. Le 5-10-15 se spécialise dans les fournitures scolaires, les jouets, les cadeaux et le matériel d’artisanat. Il vend aussi toutes sortes de choses comme des cigarettes, des bas-culottes, des tissus à la verge, des objets religieux, des tasses et des stores.

Ginette et Huguette Castonguay ont pris la relève du 5-10-15. Photo : Romain Pelletier

Le 9 janvier 1998, 155 policiers de la Sûreté du Québec (SQ) du district Bas-Saint-Laurent-Gaspésie sont dépêchés en Montérégie en raison de la tempête de verglas.

Le 9 janvier 2008, présente depuis une dizaine d’années au sous-sol de l’église Saint-Jérôme, la Maison de la Famille le quittera pour le Centre de la Fraternité des Chevaliers de Colomb au début juin pour la tenue de son bingo hebdomadaire. Ce qui lui était impossible avant l’adoption d’une nouvelle réglementation.

Caroline Simard dévoilant les numéros du bingo de la Maison de la Famille qui a lieu tous les mercredis à 19h30, à la salle située au sous-sol de l’église Saint-Jérôme. Plus d’une centaine de joueurs s’y rendent chaque semaine. Photo : Romain Pelletier

Le 9 janvier 2009, l’équipe de hockey des Castors de Matane affronte celles des As d’Amqui au Centre sportif Alain-Côté.

Le 9 janvier 2013, les chauffeurs d’Autobus Matanais acceptent une baisse de salaire pour conserver leur emploi.

Le 9 janvier 2019, décès de l’ex-député-ministre de Matane et sénateur Pierre de Bané, né le 2 août 1938 à Haïfa, en Israël. Il est la première personne d’ascendance arabe à être élue à la Chambre des communes du Canada. Il a été élu pour la première fois député de Matane en 1968 sous le premier gouvernement libéral de Pierre Elliott Trudeau et réélu cinq fois jusqu’en 1984. Il a notamment occupé les postes de ministre des Approvisionnements et Services, de l’Expansion économique régionale, des Relations extérieures ainsi que de Pêches et Océans. Il était toujours ministre et député lorsqu’il a été nommé sénateur, en juin 1984. Il a occupé cette fonction jusqu’en 2013. Il a entre autres réussi à décentraliser, à Matane, une direction du ministère de l’Approvisionnement et Services. Il est aussi reconnu pour son engagement dans les Opérations Dignité, un mouvement populaire pour le maintien des villages de l’arrière-pays du Bas-Saint-Laurent et de la Gaspésie.

L’ex-député-ministre de Matane et sénateur Pierre de Bané en 1979. Photo : Romain Pelletier