Été exceptionnel pour les vendeurs de véhicules récréatifs

Caravane 185 Joubert à Saint-Ulric-de-Matane

L’engouement pour le camping et le voyage à travers les régions Québec causé par la crise du coronavirus et la fermeture des frontières a fait grimper en flèche les ventes de roulottes et de véhicules récréatifs cet été.

Chez Saint-Louis Sport de Matane, les ventes ont été bonnes. « Les gens restaient au Québec alors ils ont acheté au Québec. La grande fréquentation cet été a permis de baisser nos inventaires non courants de véhicules usagés », explique Gino Saint-Louis, copropriétaire. 

Ils ont d’ailleurs tout vendu leur inventaire de véhicules tout-terrain (VTT) et sont présentement en rupture de stock. Toujours en attente de VTTs neufs, les compagnies n’étaient pas en mesure de leur en fournir avant maintenant à cause de la popularité de ces produits partout en Amérique du Nord. « C’est la seule problématique en ce moment. À ce temps-ci de l’année, je pourrais vendre des VTT, mais je n’ai plus rien », explique Gino Saint-Louis.

Quant à Caravane 185 Joubert de Saint-Ulric, leur saison estivale a été meilleure que l’année précédente. « Et cela, au-delà de nos attentes initiales, à cause de la COVID-19 et du ralentissement économique », explique le gérant Bruno Charest. Même avec le retard du début de la saison, ils sont en avance sur leurs objectifs de vente.

En fait, Bruno Charest estime que Caravane Joubert a vendu 20 % de plus en marchandises courantes que la saison estivale de l’année précédente.

Les compagnies manufacturières des États-Unis ne pouvant plus approvisionner les entreprises comme d’habitude en contexte pandémique et avec la popularité de leurs produits cet été, il a été difficile de recevoir des pièces et des nouveaux véhicules, ce qui nuit au développement des entreprises, confirment tous deux Caravane 185 Joubert et Saint-Louis Sport. Ils ont néanmoins profité de la haute saison pour baisser leurs inventaires restants de 2019.

Caravane Joubert observe tout de même un regain progressif de la part de leurs fournisseurs. En deux semaines, leur cour a accueilli neuf nouvelles roulottes. Vendues à la grandeur de l’Amérique du Nord, l’industrie n’a sûrement pas réussi à fournir suffisamment, avance Charest. Étant eux aussi affectés par la pandémie, le peu qu’ils sont capables de fournir, leurs clients se l’arrachent.

Des ventes de roulottes partout au Québec

La majorité des roulottes de Saint-Louis Sport ont été vendues à des Montréalais. « Plusieurs personnes de l’extérieur ont acheté des roulottes usagés avec l’intention de venir vivre dans notre coin », explique Gino Saint-Louis.

Chez Caravane Joubert, les commandes venaient de partout au Québec : autant des grandes villes éloignées, Gatineau, de la Beauce, de Montréal, que les municipalités locales telles que Rimouski, Amqui, Sainte-Anne-des-Monts, en Gaspésie et même des Îles-de-la-Madeleine. « Une fois que les douanes ouvrent, les gens vont recommencer à dépenser aux États-Unis » avance-t-il.

La saison a débuté en juin avec les véhicules tout-terrain (VTT), puis les marchés de la roulotte et du motorisé ont embarqué. Les produits vedettes rassemblent la petite roulotte en bas de 3500 livres et les véhicules récréatifs stationnaires.

La tendance estivale observée chez Saint-Louis Sport, c’est le « payer pas trop cher », donc les petites roulottes usagées. Gino Saint-Louis a vendu beaucoup de produits usagés au courant de l’été. Bruno Charest, lui, dit avoir reçu autant de commandes pour du usagé que du neuf. 

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