Front commun : la deuxième journée de grève réunit des centaines de manifestant.e.s à Matane

Les manifestant.e.s dans la côte de l’avenue Saint-Rédempteur. Photo : gracieuseté Syndicat APTS Bas-Saint-Laurent 

De 700 à 800 syndiqué.e.s selon le Front commun ont marché ce matin à Matane pour faire avancer les négociations et parler de leur réalité.

Cette manifestation s’inscrivait dans le cadre de la grève de trois jours dans tous les établissements d’éducation, de santé et de services sociaux.

Parti.e.s du Cégep, les manifestant.e.s ont défilé sur les avenues Saint-Rédempteur, D’Amours et Saint-Jérôme, pour se disperser à l’avant du Centre de services scolaire des Monts-et-Marées. La marche a été plus courte en raison du temps venteux et de la neige.

Les syndiqué.e.s sur l’avenue D’Amours. Photo : gracieuseté Syndicat APTS Bas-Saint-Laurent 

Pour de meilleures conditions de travail et l’indexation au coût de la vie

Toutes et tous demandent une amélioration de leurs conditions de travail et un salaire respectant l’augmentation du coût de la vie, c’est-à-dire de l’inflation, estimée à 17,7 % par Desjardins.

Demain, troisième jour de grève, les syndiqué.e.s feront du piquetage devant les différents établissements.

Hier matin, mardi, une centaine d’enseignant.e.s et de membres du personnel de soutien scolaire ont manifesté devant l’école Zénon-Soucy sur l’avenue Saint-Rédempteur.

Sur le pont Marie-Marsolet, au centre-ville. Photo : gracieuseté SPPEBSL(CSQ)

Dernières offres rejetées en bloc

Dénonçant leurs conditions de travail, les syndiqué.e.s rejettent en bloc les dernières offres du gouvernement du Québec de 13,5 % sur cinq ans qui sont accompagnées d’un montant forfaitaire de 1 000 $ pour la première année.

Les membres des différents syndicats (CSN, la CSQ, la FTQ et l’APTS) veulent plutôt 20 % sur trois ans. Mais, personne ne dit souhaiter pour autant une grève générale illimitée.

« À ce moment-ci des négociations, nous sommes à des lunes l’un de l’autre. Il va falloir trouver un point de rencontre », soutient le président de Syndicat des professionnelles et professionnels de l’Éducation du Bas-Saint-Laurent, Jacques Belles-Isles.

Rendre le réseau plus attractif

D’après lui, il faut rendre le réseau plus attractif « en donnant des incitatifs pour y rester, pas des coups de bâtons ». À des conditions de travail égales, il estime à 4 % la différence de salaire entre l’entreprise privée. À cela s’ajoute le fait que le gouvernement veut réduire la rente de retraite.

M. Belles-Isles parle au nom de plus de 200 professionnel.le.s de l’éducation des centres de services scolaires des Monts-et-Marées et des Phares, dont une cinquantaine en Matanie.

Le Front commun regroupe environ 420 000 travailleuses et travailleurs du secteur public.

La manifestation a pris fin sur l’avenue Saint-Jérôme, en face du Centre de services scolaire des Monts-et-Marées. Photo : gracieuseté SPPEBSL(CSQ)