L’achalandage en baisse, une fin anticipée pour le Marché public de La Matanie

Crédit photo : Arsenal Média

Le Marché public de la Matanie a dû se conclure plus tôt cette année et la dernière journée prévue originellement du 26 septembre a été annulée. Rencontre avec Mathieu Trépanier, avec qui nous avons pu faire un bilan de cette édition bien spéciale en temps de pandémie.

Depuis deux semaines, l’achalandage du Marché publique était à son plus bas de l’été, et le tenir devenait déficitaire. La dernière journée du Marché public du samedi 26 septembre a donc été annulée. « Ce fut un choix déchirant, mais on n’avait pas le choix. Les Saveurs de La Matanie a perdu de l’argent et les producteurs aussi allaient perdre leur temps et de l’argent », a déclaré Mathieu Trépanier, coordonnateur du Marché public.

Cette année, le Marché public de La Matanie s’annonçait complexe et anguleux avec le contexte pandémique et ses restrictions sanitaires, mais s’est avéré plus prometteur que prévu, semble-t-il. En effet, pour Mathieu Trépanier, c’était un succès d’avoir pu en offrir un tout court. 

« Si on compare aux autres années, cette édition du Marché public ne fut pas un succès, mais dans le contexte actuel, il y avait très peu de probabilité d’avoir un marché normal cet été », explique-t-il. « Avec moins de visiteurs permis à cause des restrictions imposées, les ventes ne seraient pas pareilles. Nous étions chanceux d’avoir pu le maintenir cet été. »

Le Marché publique a d’ailleurs observé une diminution importante de son achalandage. Alors que Mathieu Trépanier était habitué de recevoir des centaines à des milliers de visiteurs, il n’y comptait pas plus de 230 personnes en moyenne tous les samedis de l’été. Et depuis le premier cas confirmé de COVID-19 en Matanie, l’achalandage a une fois de plus descendu en flèches.

« Nous avions un local aussi où il était facile de respecter la distanciation et où nous pouvions y mettre sept kiosques, quand même, et c’était le mieux qu’on puisse faire », ajoute M. Trépanier. Le choix du lieu où tenir le Marché public, étant le Carrefour de l’Évangile au centre-ville de Matane, a été questionné et critiqué par une grande partie de sa clientèle habituelle.

« C’était le seul local disponible qui répondait à nos critères. Nous savons que ce n’est pas le préféré de tous, mais on ne peut pas faire plaisir à tout le monde », a lancé Mathieu Trépanier. « [Le lieu doit être à l’extérieur] car les producteurs doivent avoir un lieu où leurs aliments sont en sécurité. S’il fait 30 degrés dehors et que les légumes ne sont plus consommables, ou qu’il vente, qu’il pleut et que des légumes tombent par terre, ils ne peuvent pas les revendre à cause des règles de la MAPAQ. »

En prévision de l’année prochaine, M. Trépanier espère pouvoir bénéficier de nouvelles installations pour accueillir le Marché public de La Matanie. « On est en train de travailler fort avec la ville pour avoir un nouveau bâtiment rien qu’à nous, ouvert trois saisons. On espère que ce soit prêt pour l’an prochain. Et sans nouveau bâtiment, il y a des chances qu’il n’y ait pas de Marché public en 2021 », a-t-il énoncé.

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