Le Marché nomade annonce son Marché de Noël et dresse une réalité économique changeante en 2025

Redaction Mes Regions | 9 décembre 2025 | 14:28

La MRC de La Matapédia ouvrira ses portes le 13 décembre prochain, de 10h à 15h, pour son Marché de Noël qui clôturera la saison 2025 des Marchés nomades des producteurs de La Matapédia, une série d’évènements agroalimentaires qui dresse un bilan différent des années précédentes, dans notre réalité où le prix de l’alimentaire a augmenté.

Une quinzaine d’exposants seront présents, dont la fromagerie Le chant des fromages, Le Vent de chaleur, la savonnerie Les bulles forestières et la ferme apicole Vallée fleurie. Le cercle des Fermières sera présent pour le volet d’artisanat.

« C’est le bye bye de fin d’année (…), c’est généralement le plus gros [marché], puisque c’est tous les producteurs qui sont venus pendant l’été qui sont invités à venir à celui de Noël », commente M. David Jacques, conseiller en développement des affaires agroalimentaires à la MRC de La Matapédia.

L’évènement sera accompagné de décorations festives et d’un bar à bonbon offert par la MRC de La Matapédia.

Le marché nomade 2025, un bilan moins positif

L’année 2025 fut marquée par un changement de réalité pour le Marché nomade, affichant un contexte économique plus difficile pour les entreprises par l’augmentation du coût des intrants. Une majorité d’entres eux doivent aussi avoir un deuxième emploi pour balancer leur budget, coupant ainsi une partie de leurs productions et enlevant de leurs horaires des marchés par manque de temps.

Ce contexte économique touche aussi plus largement la population avec le coût total des factures d’épiceries qui va augmenter en 2026.

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M. David Jacques rappelle que, malgré les perceptions, consommer dans les marchés peut sauver des coûts alimentaires.

« En circuit court, on évite des étapes, le distributeur et le transport (…). Avec justement la hausse en épicerie, la hausse n’a pas nécessairement suivi dans les produits plus locaux de nos marchés. J’ai souvent remarqué que le même produit va coûter moins cher au Marché nomade ou au Marché public, que dans les commerces ».

Il conclut en donnant comme exemple les légumes, ayant remarqué cet été une différence de prix entre les marchés et les commerces.