Le nouveau budget PAFIM ne satisfait pas à 100% les musées des régions

Redaction Mes Regions | 8 décembre 2025 | 12:43

Les musées régionaux de l’Est-du-Québec accueillent favorablement le nouveau budget du programme d’Aide au fonctionnement pour les institutions muséales (PAFIM), souligne Martin Roussy, directeur général du Musée de la Gaspésie et porte-parole du regroupement des Musées régionaux de l’Est-du-Québec, mais il reste des enjeux à régler.

Ce budget, annoncé le 5 décembre dernier par le ministre de la Culture et des Communications, M. Mathieu Lacombe, soutiendra la mission des 121 institutions muséales agréées pour la période 2025-2028, pour un montant de plus de 79,4 M$ au cours des trois prochains exercices financiers, soit 26,4 M$ par année. Le ministère a aussi ajouté une bonification pour les 42 institutions muséales situées en région éloignée.

Le regroupement des Musées régionaux de l’Est-du-Québec déclare un soulagement partiel, indiquant que cette aide sur trois ans va offrir un répit à la grande majorité des institutions muséales des régions éloignées sans régler le problème d’iniquité lié à l’éloignement.

« Nous saluons l’écoute du ministre Lacombe, qui témoigne de sa reconnaissance de la situation critique dans laquelle se trouvent les musées en région éloignée. Le supplément lié à l’éloignement doit devenir une mesure permanente. », souligne Martin Roussy.

À l’échelle locale, le Site patrimonial de pêche Matamajaw penche vers la même opinion.

« Nous aussi on est vraiment content des annonces qui ont été faites. En fait, ça stabilise notre organisme pour les trois prochaines années (…) », commente Édith Ouellet, directrice générale du Site patrimonial de pêche Matamajaw.

Des coûts plus élevé en région

Le regroupement mentionne que cette annonce ne corrige pas les iniquités structurelles persistantes, les coûts d’exploitations des musées en région étant en moyenne 60% plus élevés que dans les grands centres.

Le Site patrimonial de pêche Matamajaw nous a confirmé ces dires.

« Ça touche également La Matapédia. On a une réalité en région où on est éloigné des grands centres, des ressources qui sont professionnelles en muséologie. Des que l’on fait affaire avec une firme spécialisée, un conservateur, un muséologue, quelqu’un qui travail en renouvellement d’exposition, on doit sortir d’ici, puis c’est là que les dépenses reliées au déplacement nous rentrent dedans », explique Édith Ouellet.

Cette réalité touche les coûts des ressources spécialisés et les travaux de restauration par les coûts de mains-d’œuvre et des matériaux.

Le regroupement ajoute que le gouvernement a entendu en partie la réalité des musées au Québec suite à un mouvement de sensibilisation de la part des musées du regroupement, en collaboration avec la Société des musées du Québec, mené depuis plus de deux ans. Il conclut en se disant confiant que le supplément lié à l’éloignement sera intégré de manière permanente dans le prochain budget du Québec.