Le PQ dénonce la carte électorale proposée par la Commission de la représentation électorale

Redaction Mes Regions | 4 décembre 2025 | 12:40
Point de presse du Parti Québécois du 2 décembre 2025 | Photo de Courtoisie Parti Québécois

En point de presse hier (3 décembre), le chef du Parti Québécois (PQ), Paul St-Pierre Plamondon, en compagnie du député de Matane-Matapédia, Pascal Bérubé, et de la porte-parole du Parti Québécois, Méganne Perry Mélançon, a dénoncé la carte électorale proposée par la Commission de la représentation électorale.

Rappelons que la Commission de la représentation électorale maintien sa proposition de supprimer deux circonscriptions en Gaspésie dans une éventuelle refonte de la carte électorale, que les frontières de la nouvelle circonscription de Matane-Matapédia débuteraient à Sainte-Flavie dans La Mitis, pour s’arrêter tout juste avant Grande-Vallée en Gaspésie et que ce territoire s’étendrait ainsi sur 243 km de route et engloberait 51 municipalités.

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Selon le Parti Québécois, cette découpe fera diminuer le poids de la Gaspésie et rendra difficile sa représentation par un député.

« La Gaspésie est représentée par deux circonscriptions en ce moment. Tout ça deviendrait une seule circonscription, l’une des plus populeuses du Québec sur un territoire gigantesque, au point où, pour un ou une députée qui partirait de Grande-Vallée jusqu’aux Plateaux inclusivement, il faudra compter plus de 5 heures et demie de route. Ça ne marche pas. C’est l’affaiblissement d’une région qui, historiquement, a eu un traitement assez inéquitable », affirme Paul St-Pierre Plamondon.

Il rappelle également que les quatre partis représentés à l’Assemblée nationale sont d’accord avec leur position.

« Dans ce contexte-là, on doit recommencer un dialogue transpartisan à la recherche d’une solution qui ne menace pas la région de la Gaspésie comme la proposition du DGEQ le fait. On va continuer de réfléchir jusqu’à ce qu’on trouve quelque chose de satisfaisant », conclut-il.

Méganne Perry Mélançon ajoute que c’est une question de principe démocratique.

« Notre région a des besoins particuliers qui ne sont pas les mêmes qu’on soit au nord ou au sud de la Gaspésie. On sent qu’il n’y a pas eu nécessairement de travail qui a été fait en fonction des arguments qui ont été évoqués, exposés par les élus de la circonscription, les ex-élus comme moi. C’est déjà d’immenses circonscriptions qu’on parcourt à longueur d’année et, en fin de compte, c’est l’électeur qui paie le prix. Il ne pourra plus rejoindre son député, jamais. On met des points de services de plus, mais ce n’est pas un accès direct. Puis, on enlève une voix, déjà qu’on a une région qui est négligée », conclut-elle.

En vertu de la loi électorale, au cours des cinq jours suivant le dépôt de la proposition révisé de la CRE, les députés de l’Assemblée nationale doivent tenir un débat pour discuter et la CRE aura à la suite 10 jours pour établir la nouvelle carte électorale du Québec, qui devrait être utilisée pour les deux prochaines élections générales provinciales.