Le téléphone public, une espèce en voie d’extinction

Photo Denis Lévesque-Arsenal Media

Ils se font de moins en moins visibles et diminuent en nombre depuis déjà quelques années. Alors que les cellulaires et autres appareils mobiles se sont multipliés, le rôle qu’ils occupaient auparavant s’efface étant dépasser par les nouvelles avancées technologiques dans le domaine des télécommunications.

Si à un certain moment, les cabines téléphoniques prônaient dans les rues et quartiers de chaque ville et village, force est de constater qu’aujourd’hui le règne des téléphones publics a perdu des plumes auprès de la population.

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D’après Jacinthe Beaulieu, responsable des relations médiatiques chez TELUS, plusieurs raisons expliquent ce phénomène observé chez nous, mais aussi partout au pays. La popularité des téléphones mobiles, la vaste couverture des réseaux sans fil ont pour effet d’accentuer le déclin observé de ce service. De plus, près de 90% des ménages de la MRC ont accès au réseau 4G LTE de TELUS, et 99% au réseau PureFibre suite aux investissements de l’ordre de 16 M$ de dollars de TELUS et des gouvernements du Québec et du Canada l’an dernier.

Toujours selon madame Beaulieu, TELUS possède environ 40 téléphones publics dispersés à travers le territoire de Matane et des environs. Bien que ces téléphones servent encore dans des terminaux, hôpitaux et centres commerciaux. Leur nombre a beaucoup diminué depuis 20 ans au pays, tout comme le nombre d’appels effectués à partir de ceux-ci. Même que certains d’entre eux ne sont pas utilisés pendant des jours.

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Il arrive que certains téléphones publics soient retirés, souvent à la demande de propriétaires qui souhaitent les remplacer par autre chose comme un comptoir à café par exemple ou tout simplement pour obtenir plus d’espace. Cela s’explique parce qu’ils ne sont plus utilisés depuis des années ou encore parce qu’ils deviennent la cible fréquente de vandalisme.