Les conditions des infirmières dépérissent, selon les syndicats

Dans les centres de santé de l’Est-du-Québec, les infirmières sont en proie à un dégradation de leurs conditions de travail reliées aux changements effectués en temps de COVID-19. Selon les syndicats, le milieu infirmier du Bas Saint-Laurent est en atrophie suite aux mesures du Ministère de la Santé et des Services sociaux.

Selon Pierre-Luc Bujold, directeur du Syndicat des infirmières, infirmières auxiliaires et inhalothérapeutes de l’Est-du-Québec (SIIIEQ), « les conditions de nos infirmières ont dégringolé depuis la crise de la COVID-19 dans nos centres de la Gaspésie à la suite de la suppression des conventions collectives par le ministère ». 

Les employeurs ont déplacé des gens, détruit la stabilité des milieux de la santé en plus d’avoir modifié les quarts de travail, et d’après M. Bujold, cela ne s’est pas toujours fait dans le respect.

Mentionnons également l’importante pénurie de personnel, ce qui n’aide pas à la cause. Varié d’un site à l’autre, il manque toujours et encore des travailleurs sur les équipes de base. Dans les centres autour de la Baie des Chaleurs, on observe un taux de démission d’environ 7 %. « Le moral des troupes est très bas actuellement », ajoute Bujold.

Samedi dernier, l’arrêté 2020-044 du Ministère de la Santé et des Services sociaux a été mis en oeuvre, offrant une compensation financière de cinq dollars par quart de travail aux infirmières. Suivant les paroles de Pierre-Luc Bujold, le SIIIEQ juge que le nouveau ministre de la Santé a raté son entrée. « Au lieu d’ajouter des mesures compensatoires et efficaces pour les milieux, le ministère a décidé de mettre en place des mesures dérisoires », explique Bujold. « C’est un peu rire d’eux. Il y a d’autres choses qui devraient être prioritaires. »

Le Syndicat des infirmières est d’accord que les mesures devraient être modulées en fonction des régions. L’Est-du-Québec, autant le Bas-Saint-Laurent que la Gaspésie, subit les arrêtés, et ce, même s’il ne traitent pas de cas de COVID-19 pour le moment. Selon M. Bujold, les pénuries ne doivent pas justifier le manque de personnel, mais que les changements reliés à la pandémie.

Depuis le début de la crise de la COVID-19, le Syndicat revendique le droit au test accompagné du port du masque. Dans l’éventualité d’une deuxième vague, l’approvisionnement est géré par le ministère, et selon eux, c’est le droit des infirmières de pouvoir être testés au niveau du masque. En effet, jusqu’à 19 % des cas de COVID-19 au pays sont des professionnels de la santé selon la Fédération canadienne des syndicats d’infirmières et d’infirmiers.

[ajax_load_more single_post="true" single_post_id="17175" single_post_order="previous" single_post_target="#post-wrapper" post_type="post" pause_override="true"]