L’ouverture du Mont-Castor est prévue le 16 décembre

L’équipe de la station multiglisse et familiale s’affaire à préparer les pistes en vue de la prochaine saison. Photo Romain Pelletier

Première station de ski encore en activité dans l’Est-du-Québec, le Mont-Castor de Matane prévoit lancer sa saison le 16 décembre, soit juste à temps pour le Temps des Fêtes, voire plus tôt si les conditions de neige le permettent.

Présentant un dénivelé de 185 mètres (607 pieds), il s’affaire depuis plusieurs jours à préparer les 18 pistes pour les skieurs et planchistes de calibres débutant à expert, accessibles grâce à deux téléskis simples.

Tout comme les pentes réservées aux descentes sur chambre à air accessible en tapis roulant.

L’an passé, il y a eu 65 jours de ski comparativement à une quarantaine l’année précédente. Le nombre des membres de la station multiglisse et familiale : 595.

Le plan des pistes du Mont-Castor. Gracieuseté

Rénovation de la partie extérieure du chalet

Depuis cet été, des travailleurs s’activent à rénover la toiture du chalet, le revêtement extérieur, les portes et les fenêtres, dans le but de préserver leur caractère patrimonial et architectural.

Ces travaux sont financés à 50 % par le Programme de soutien au milieu municipal en patrimoine immobilier du ministère de la Culture du Québec.

Depuis cet été, des travailleurs s’activent à rénover la partie extérieure du chalet. Photo Romain Pelletier

Son histoire

Selon la Ville de Matane, « l’actuel chalet construit en 1961 en remplacement de celui de 1947 maintient les caractéristiques architecturales de ce dernier. Tout en conservant son style, il a vu sa superficie haussée à la suite d’un agrandissement sur trois planchers en décembre 1976.

C’est une construction de 25 pieds de large par 60 pieds de long faite de matériaux très modernes. Le bâtiment a été construit et agrandi selon le style de la maison québécoise à deux versants droits et à lucarnes-pignons, mais avec une touche d’influence scandinave, des chalets alpins, pour les lignes épurées et l’absence d’ornement.

Plan en « L »

Son plan en « L » se matérialise sous forme de deux volumes à toiture en pente imbriqués l’un dans l’autre perpendiculairement, pour créer un aménagement intérieur fonctionnel et chaleureux à aires ouvertes. Son architecture se caractérise par de larges fenêtres, de multiples lucarnes et des murs vitrés s’étalant du plancher au plafond, favorisant ainsi la lumière naturelle et la connexion avec la nature. Cette généreuse fenestration est jumelée à de longues galeries offrant une vue imprenable sur la montagne. Une autre caractéristique importante du chalet, est l’omniprésence du bois, autant comme parements intérieur et extérieur, que comme matériau de charpente. Sa structure massive apparente, de poutres et de colonnes en bois laminé collé, se dresse vers de hauts plafonds cathédraux. Les murs vitrés et plusieurs cadres de fenêtres sont originels et faits en bois; mais ceux-ci ont été peints d’une couleur se rapprochant de l’acajou, pour prolonger leur durée de vie. À l’origine, le revêtement extérieur était en planches de cèdre rouge, 1″ x 8″, avec un fini au sciage brut et à l’huile de lin. Par contre, il a été remplacé depuis par un revêtement en lambris de fibre de bois peint bleu royal. Les toitures à deux versants sont recouvertes de bardeaux d’asphalte (couleur gris argenté) remplacés il y a un peu plus d’une dizaine d’années. Ce même matériau avait aussi été spécifié aux plans d’agrandissement de 1976, mais de couleur blanc pastel. »

Le chalet en 1965. Fonds La Voix gaspésienne – Archives SHGM