Marmen Matane : l’entreprise étudie ses options

Crédit photo : Page Facebook de Marmen Énergie Inc.

L’entreprise Marmen évalue ses options pour la relance des activités à son usine de Matane. « On étudie présentement deux ou trois projets différents qu’on pourrait faire à cette usine-là », soutient Vincent Trudel, vice-président exploitation de l’entreprise.

Rien de concret n’est encore sur la table, admet monsieur Trudel, mais il semble que la possibilité d’y fabriquer des tours d’éoliennes s’éloigne de jour en jour. « On ne veut pas attendre d’avoir d’autres tours [d’éoliennes] du Québec, c’est trop long. On n’est pas dans ce mode-là. On ne veut pas être assis puis attendre », explique-t-il.

Le vice-président exploitation du manufacturier de Cap-de-la-Madeleine précise que les installations de Matane peuvent accueillir une variété d’activités. « C’est du soudage, de la peinture et de l’assemblage », rappelle Vincent Trudel, suggérant que tout ce qui entre dans ce créneau peut être envisagé.

La possibilité d’un nouveau débouché pour l’usine de Matane s’est d’ailleurs présentée, l’an dernier, affirme Vincent Trudel. Les installations étaient toutefois déjà occupées à terminer un contrat de fabrication de tours d’éoliennes. « Souvent, quand tu as une opportunité, il faut que ça se mette en branle assez rapidement, puis l’opportunité qu’on a eue l’année passée on n’a pas pu la faire, justement parce qu’on était en train de réaliser un contrat. Puis, souvent, tu ne peux pas dire à ton client, non ça va être dans un an. Tu ne peux pas. Quand le train passe, faut que tu montes dedans ». Assez paradoxalement, le fait que l’usine soit actuellement fermée représente un avantage, dans les circonstances. « Étant donné que l’usine est fermée temporairement, on va être beaucoup plus prêts à débuter un projet si l’occasion se présente », signale le gestionnaire.

La direction de l’entreprise se dit par ailleurs confiante de retrouver une partie de ses employés mis à pied, si les activités redémarrent à Matane. « Si on repart l’usine dans une nouvelle branche, qui est moins cyclique, on pense que les gens qui aimaient ça travailler pour la compagnie, on pense qu’une partie de ces gens-là vont être prêts à faire un autre bout de chemin avec nous », croit Vincent Trudel.

L’usine de Marmen à Matane est fermée pour une période minimale de six mois depuis juillet dernier. 70 travailleurs ont été mis à pied de façon permanente à ce moment. L’usine, inaugurée en 2005 afin de répondre aux contrats d’Hydro-Québec pour l’érection de parcs d’éoliennes dans l’Est-du-Québec, a déjà donné du travail à une centaine de personnes. Sa construction avait exigé un investissement de 25 millions de dollars.