Migration interrégionale, l’Est-du-Québec se distingue pour une troisième année consécutive

Des paysages incroyables, un accès à la liberté qui n'a pas de prix (Photo Denis Lévesque- Arsenal Media)

C’est au cours des dernières heures que l’Institut de la statistique du Québec a publié le bulletin sociodémographique qui souligne qu’entre le 1er juillet 2020 et le 1er juillet 2021, 232 000 personnes ont quitté leur chez-soi en quête d’autres territoires. Selon la tendance observée, nombreux sont ceux et celles qui ont délaissé les grands centres pour s’établir en région. Les territoires du Bas-Saint-Laurent et de la Gaspésie/Îles-de-la-Madeleine se démarquent à nouveau selon les récentes données de l’ISQ.

Depuis nombre d’années, Matane et l’accueil proverbial de ses citoyens comptent parmi les incitatifs à venir vivre dans notre magnifique région. (Photo Denis Lévesque- Arsenal Media)

D’ailleurs l’Est-du-Québec compte parmi les endroits où l’on constate des augmentations notables parmi les régions administratives en province. Dans un tabloïd expliquant cette réalité observée, l’organisme précise que pour la Gaspésie et les Îles-de-la-Madeleine le taux net de migration interrégionale est passé de 0,14% en 2018-2019, de 0,74% en 2019-2020 et de 1,50% en 2020-2021 comptabilisant 1378 nouveaux résidents.

Pour le Bas-Saint-Laurent, ce taux était de 0,06 en 2018-2019, de 0,37% en 2019-2020 et de 0,81 % en 2020-2021 avec l’arrivée de 1597 nouveaux arrivants. De quoi se réjouir pour l’ensemble des élus du territoire puisque ce sont de nouvelles familles qui choisissent nos municipalités pour venir y vivre, contribuer à l’économie et travailler dans ce contexte de pénurie de main-d’œuvre.

La nature qui nous entoure offre un millier de possibilités pour se divertir et profiter des beautés des paysages, et ce en toute saison. (Photo Denis Lévesque- Arsenal Media)

Pour Fanny Allaire-Poliquin, directrice générale du Service d’accueil des nouveaux arrivants de la Matanie, c’est une excellente nouvelle. Bien que ce soit une année spéciale et que l’immigration a été freinée par toutes les restrictions sanitaires dit-elle, l’équipe reçoit davantage de demandes des gens qui sont déjà au Québec et qui aimeraient venir s’établir ici ainsi que d’anciens résidents qui souhaitent revenir après plusieurs années d’absence. La dirigeante du SANAM souligne que son équipe a accompagné plus d’une centaine de personnes immigrantes et cela inclut des personnes avec un statut temporaire (permis d’études ou de travail) qui souvent n’apparaissent pas dans ces statistiques.

Même son de cloche pour Lilianne Lavoie, agente de migration chez Places aux jeunes Matane qui observe cette tendance depuis quelques années. Madame Lavoie qui a participé à plusieurs salons de l’emploi à Montréal se réjouit de cette annonce et demeure convaincue que la qualité de vie que l’on retrouve ici, la beauté des paysages et tout ce que la nature offre sont des facteurs qui font la différence. Autre réalité observée depuis le début de la pandémie, le travail ou les cours à distance qui peuvent maintenant se faire de partout, un autre plus pour les régions de la province. C’est aussi plus intéressant pour les familles qui ont encore plus davantage de venir s’établir ici.

La chance de vivre en bordure du fleuve et à proximité des montagnes est un atout indéniable pour tous ceux qui cherchent une qualité de vie optimale pour leur famille loin des bouchons de circulation à l’heure de pointe et du stress engendré. (Photo Denis Lévesque- Arsenal Media)

En entrevue sur les ondes de Plaisir 105-3 vendredi matin, le député péquiste Pascal Bérubé a tenu à préciser que pour une troisième année consécutive, le Bas-Saint-Laurent à un solde migratoire positif, si l’on soustrait le nombre de personnes qui viennent s’installer et de ceux qui nous ont quitté, cela représente 1599 personnes de plus sur le territoire. Toujours selon lui, 131 nouveaux venus ont opté pour la MRC de La Matanie et 143 dans la Mitis et 202 dans la vallée de La Matapédia.

C’est donc une tendance bien différente observée comparativement aux dernières années ou l’on constatait beaucoup plus de départs que d’arrivées. D’ailleurs, ce dernier souhaite avec l’ensemble des élu.e.s du territoire mettre de l’avant les avantages de venir s’établir ici et de mettre en valeur nos régions durant l’année à venir à travers des opérations ciblées ou encore en saison touristique à travers le tourisme. Il convie les citoyens de son comté à parler de leur région, de souligner les attraits et forces ainsi que les emplois disponibles à leurs connaissances éloignées afin de les inviter à venir vivre ici.

Monsieur Bérubé souligne que dans la liste des villes qui ont perdu des résidents, Matane a perdu 1,8% de sa population. Ce qui démontre selon lui que ce sont les municipalités avoisinantes qui ont attiré les nouveaux arrivants alors que plusieurs maisons et résidences secondaires ont trouvé preneur. C’est pourquoi il souligne que Matane doit être plus attractive afin d’attirer des gens chez nous. Il a d’ailleurs rencontré le maire et le conseil municipal de la Ville de Matane en décembre dernier afin de discuter de cette situation et de mettre les efforts de l’avant au cours de la prochaine année pour être plus attractif. Rappelons que le prix des maisons dans notre région est un autre atout qui permet d’amener des gens de l’extérieur a venir vivre ici et convaincre la main-d’oeuvre de l’extérieur a choisir notre coin de pays.

Voici le récent bulletin sociodémographique publié par l’Institut de la statistique du Québec:

https://statistique.quebec.ca/fr/communique/migration-interregionale-quebec-2020-2021-gains-records-pour-plusieurs-regions-en-dehors-des-grands-centres?fbclid=IwAR32SLbDGC1cmzm2O_ozJxyx7q7o9fv9k6yoro6UWuyefhTj16SCKWFydao