Parti libre du Canada : Mélanie Gendron dit non au passeport vaccinal

Photo tirée de Facebook.

Son site internet la présente comme une créatrice de mode de carrière internationale, habituée des tapis rouges à Cannes, Paris, Monaco et Hollywood. « J’ai fait des robes, j’ai été invitée et fait des défilés un peu partout. Je ne m’attendais pas à ce que ce soit aussi gros, aussi vite », raconte Mélanie Gendron, candidate du Parti libre du Canada (PLC) dans Avignon-La Mitis-Matane-Matapédia, à Arsenal Media. Puis un jour, dit-elle, des individus l’approche. On lui demande de blanchir de l’argent. Elle refuse. « Mon univers a basculé, affirme la candidate. On a vraiment changé ma vie avec ça. »

Mélanie Gendron soutient avoir porté plainte à la Sûreté du Québec (SQ), à l’Unité permanente anticorruption (UPAC) et à la Gendarmerie royale du Canada (GRC), sans résultat. « Quand j’ai voulu avoir un peu d’aide, je n’en ai pas eu », affirme la mère de famille, actuellement à Edmonton, en Alberta, où vivent ses quatre enfants. Si elle se lance en politique, dit-elle, c’est pour que des programmes soient mis en place pour aider ceux qui, comme elle, n’ont reçu aucun soutien.

C’est notamment pour arriver à développer ces programmes que la candidate du Parti libre aurait multiplié les formations académiques au cours des derniers mois. Son site internet indique qu’elle détient une formation professionnelle en neurologie fondamentale de la prestigieuse Université Harvard, aux États-Unis, d’un cours d’introduction à la psychologie à la non moins prestigieuse Université Yale, aussi aux États-Unis, de même qu’un diplôme en neurologie avancée de l’Université de Pékin, en Chine. « En général, tout se fait en ligne, surtout pendant la pandémie, alors j’ai sauté sur l’occasion pour le faire en ligne parce que je savais que je ne pouvais pas me promener partout comme ça », explique Mélanie Gendron.

La candidate s’oppose par ailleurs au passeport vaccinal comme on l’impose désormais au Québec. Elle y voit une menace à la vie privée des citoyens et considère « illogique » que les enfants de moins de 12 ans soient vaccinés. « Le passeport [vaccinal] divise les gens, estime Mélanie Gendron. Ceux qui ne veulent pas être vaccinés pour X raison, c’est à eux, je pense, que revient la décision. » La candidate se dit toutefois en faveur de la vaccination, mais pour une partie seulement de la population. « Je trouve que c’est important que toute la population ne soit pas vaccinée. De forcer tout le monde à être vacciné, ça me dérange beaucoup. »

Mélanie Gendron est originaire de Pointe-à-la-Croix, dans la MRC d’Avignon. Elle possède toujours une maison à cet endroit. La candidate ne se sera cependant pas présentée une seule fois dans la circonscription durant la campagne. Elle se trouve en Alberta avec ses enfants dont un mériterait des soins particuliers.