Pénurie de pharmaciens au Bas-Saint-Laurent

Hôpital de Matane(Photo Denis Lévesque-Arsenal Media)

Les résultats d’une enquête annuelle de l’Association des pharmaciens des établissements de santé du Québec (A.P.E.S.) démontrent qu’il y a pénurie de pharmaciens à travers les établissements de santé de l’Est-du-Québec. La région enregistre un taux de 29%, une situation alarmante selon l’organisme de santé.

Au 1er avril dernier, 13 postes de pharmaciens à temps complet étaient non pourvus sur une possibilité de 45 postes au Centre intégré de santé et de services sociaux du Bas-Saint-Laurent, on précise d’ailleurs que le CISSS a eu recours aux services de pharmaciens dépanneurs pendant 239 jours entre le 1er avril 2019 et le 31 mars 2020.

À l’échelle provinciale, 1 poste de pharmacien d’établissement sur 5, soit 19% étaient non comblés. Même si l’on ne peut dire si la pandémie a aggravé la situation, l’enquête sur 12 mois a aussi révélé 286 postes non occupés en ETC et 5503 jours de dépannage.

« Nous sommes arrivés à un point où la pénurie nuit à la couverture de soins pharmaceutiques offerte aux patients hospitalisés, ambulatoires et hébergés en CHSLD. Or, dans un contexte de vieillissement de la population et d’explosion des problèmes de santé aigus et chroniques, un établissement de santé doit pouvoir compter sur un nombre suffisant de pharmaciens. En tant qu’experts des médicaments, ceux-ci doivent faire partie plus systématiquement des équipes de soins, dans une logique d’interdisciplinarité », a déclaré Mme Linda Vaillant, pharmacienne et directrice générale de l’A.P.E.S.

Le renouvellement de l’entente de travail entre les pharmaciens d’établissements et le gouvernement du Québec, venue à échéance le 31 mars 2020, est une occasion à saisir pour accroître la capacité du réseau d’intéresser la relève à la pratique en milieux hospitaliers et de soins de longue durée.