PORTRAIT |Harold Gagné, journaliste et communicateur d’exception

Reporter, auteur et journaliste de talent, ce natif de Matane œuvre depuis maintenant plus de quarante ans dans l’univers médiatique québécois. Sur la ligne de front au cours des derniers mois, il a suivi de près tout le travail d’urgence auprès des gens atteints de COVID-19 se rendant dans les hôpitaux, sites de vaccination ou unités de soins afin de discuter avec les divers médecins, spécialistes et patients afin d’informer le public des derniers développements sur le terrain.

Le petit Harold alors résident de Matane qui allait bientôt faire ses premiers pas. (Photo Courtoisie Harold Gagné)

Des souvenirs d’enfance inoubliables

Harold Gagné est né ici à Matane et très jeune, il a suivi sa famille qui a dû s’expatrier vers la Côte-Nord pour le travail. Il se souvient, petit, de ses grands-parents qui vivaient sur la rue Saint-Christophe alors qu’il revenait souvent durant la période des vacances estivales chez son grand-père qui avait un magasin de peinture.

Un autre souvenir mémorable pour lui de Matane durant son adolescence, c’est au moment ou il évoluait au sein d’une équipe de baseball et c’est nul autre que le célèbre Jean Perron, ancien entraîneur du Canadien qui travaillait autrefois à l’usine CIP, qui s’occupait des sports au Cégep et dirigeait son club.

Avant de rejoindre l’armée, il a fait partie du mouvement des cadets de la marine 231 Le Dauphin de Matane. (Photo Courtoisie Harold Gagné)

Monsieur Gagné se souvient aussi du bon temps du hockey à Matane à l’ancien aréna au Palais des sports. Ces années au sein du mouvement des cadets de la marine sont mémorables alors qu’il pratiquait le tir à la carabine. Lorsqu’il se ferme les yeux, il voit encore les pêcheurs, le vieux port de Matane et surtout se rappelle de l’air marin, cette odeur particulière qui est imprégnée en lui qui est similaire à de l’eau salée dans les veines, une citation empruntée à un poète de la Côte-Nord.

Monsieur Gagné pense souvent à sa mère âgée de 86 ans ainsi qu’à sa sœur qui travaille ici au CLSC, toutes deux vivent toujours en Matanie. Il songe souvent aux autres connaissances du coin, précisant sa parenté du bord des Gauthier de Saint-Luc et espère que lorsque les conditions le permettront, qu’ il pourra à nouveau revenir dans la région afin de les revoir et de pouvoir échanger avec eux du bon vieux temps.

L’amorce du longue carrière dans les studios de radio de Sept-Îles.(Photo Courtoisie Harold Gagné)

Une feuille de route impressionnante dans le monde des communications

Preuve qu’il était destiné à cette carrière, déjà petit il s’amusait avec des cordes à danser en guise de micros disant à sa mère que c’est ce qu’il souhaitait faire plus tard faisant allusion au grand monde médiatique. Sa hantise était que si sa voix muait, il se questionnait s’il pouvait quand même pratiquer ce métier.

La réponse est venue au moment de son adolescence alors qu’il demeurait sur la Côte-Nord, il a fait ses premiers pas comme plusieurs animateurs à l’époque à la radio étudiante de son école à Sept-Îles, c’est à ce moment qu’il a eu le véritable coup de foudre.

Après avoir annoncé les spéciaux du magasin Zellers, il a retenu l’attention du directeur de la programmation de la radio de Sept-Îles qui après être passé en studio, lui proposa de venir y travailler. Malheureusement, le choix fut difficile, mais comme il faisait partie des Forces armées canadiennes, l’élève officier n’a pas pu accepter l’offre. Cependant à son retour un peu plus tard, Il a été engagé pour assurer l’animation de nuit, par la suite une émission de demandes spéciales et une autre à saveur Country-Western.

Après plus quarante ans de métier, la passion est toujours la même pour le grand communicateur. (Photo Courtoisie Harold Gagné)

De fil en aiguille, il a laissé l’animation pour l’information et après un certain temps, la direction de CFER-TV Rimouski (TVA) lui a offert un poste, c’était en 1986. Il y a travaillé pendant plusieurs années avec de grandes pointures de l’Est-du-Québec, tel que: Jacques Dumesnil, le regretté Réal-Jean Couture, Michel Germain et Jean Lepage jusqu’en 1994.

Souhaitant relever de nouveaux défis, il a quitté le Bas-Saint-Laurent vers Trois-Rivières où il est devenu directeur de l’information de la station TVA pendant environ cinq ans. Par la suite, il se dirigea vers la métropole alors qu’il poursuivit son rôle de reporter et assura la couverture en cette période de COVID, souvent au plan médical ainsi qu’auprès des aînés.

Le vétéran journaliste avoue qu’il aime particulièrement démontrer tout le dévouement du personnel hospitalier en ces temps difficiles, ces hommes et femmes qui jouent un rôle essentiel dans notre quotidien. La situation des aînés est aussi parmi ses priorités en tant que journaliste de terrain afin de dénoncer les situations parfois déplorables dans lesquelles ils se retrouvent comme ce fut le cas dans certains CHSLD entre autres.

Harold Gagné est également un auteur talentueux reconnu pour sa franchise et sa détermination afin de mettre en lumière les travers de notre société. (Photo Courtoisie Harold Gagné)

Auteur talentueux, le Matanais d’origine cumule trois ouvrages à succès, le premier publié en octobre 2008 « Vivre, 19 ans après la tragédie de la Polytechnique, Monique Lépine, la mère de Marc Lépine se révèle. », le second sortit en mars 2011 « À quoi ça sert de grandir? Histoires d’enfants de la DPJ et des services sociaux » et finalement le troisième lancé en octobre 2013 « Laissez-nous vieillir » un regard sur la vieillesse qui nous attend tous et toutes.

Collaborateur au prestigieux magazine Reader’s Digest, il écrit des publications en lien avec le domaine médical. Son prochain article traitera de l’épilepsie, une maladie méconnue du grand public qui peut dans certains cas causer la mort. L’écrivain porte un grand intérêt sur les nouveaux développements de la médecine et écrit entre deux et trois articles annuellement pour le magazine.

Parmi ses nombreux projets lorsque sonnera l’heure de la retraite, celui d’écrire un roman et de revenir à ses premiers amours, soit celui de faire à nouveau de la radio à temps partiel, pour faire du remplacement par exemple. Qui sait, cela marquera peut-être un retour en ondes ici à Matane, l’endroit qui l’a vu naître.

Voici l’entrevue téléphonique réalisée avec monsieur Gagné:

https://drive.google.com/file/d/1ea0pC9sp6EoQFAKZ010oU4_BCNGeOwFe/view