Touristes délinquants : Pascal Bérubé fait un appel général à la civilité

Pascal Bérubé, député péquiste de Matane-Matapédia

Alarmé par l’augmentation de cas de salissage des berges et de déchets trouvés dans la nature gaspésienne, ce mercredi, le député de Matane-Matapédia Pascal Bérubé souhaitait rappeler à tous de conserver civilité et respect et surtout, que les représentants politiques de la Gaspésie ne toléreront plus ces agissements.

D’entrée de jeu, il allègue que même si les populations locales sont habituées à l’achalandage touristique et aiment partager leur région, elles n’accepteront plus davantage d’abus de leurs ressources. « Il y a une minorité de touristes qui ont fait des réservations nulle part, dans aucun camping, et qui vont utiliser les plages, les propriétés privées comme les terres de la Couronne, des milieux qui sont sensibles sur le plan écologique, et qui causeront des dommages. C’est à eux que s’adresse mon message », leur transmet-il directement.

« Si on a rien planifié, rien réservé pour venir en Gaspésie : ce n’est pas une bonne idée », avise-t-il. « Comme le dit l’expression “le COVID rentre chez nous”, on n’acceptera pas qu’on vienne cochonner notre territoire. »

En effet, la députée péquiste de Gaspé Méganne Perry Mélançon a dû émettre un communiqué relatant la sévérité de la situation et demandant l’appui du gouvernement. Suivant la sortie du Parti québécois, la vice-première-ministre Geneviève Guilbault a quant à elle renchérit que des « inconvénients ponctuels » sont maintenant « sous contrôle » et que la situation s’est améliorée. M. Bérubé se permet d’en douter, alors que d’autres événements ont été mis en lumière au courant de la semaine.

Comme solution, le Parti québécois réclame des budgets supplémentaires pour obtenir plus de patrouilles de la Sûreté du Québec cet été. « Il faut savoir que les plages relèvent du gouvernement du Québec et dans d’autres endroits, de municipalités qui n’en ont pas les moyens, même si cela est nécessaire », explique Pascal Bérubé. « La saison touristique est loin d’être terminée et continuera jusqu’à la fin septembre, ajoute-t-il, et c’est ce que les députés de la Gaspésie demandent, au nom du respect de notre territoire. »

À Matane, cette problématique de « camping sauvage » traîne depuis des années au sein de la municipalité. « Il y a des gens qui choisissent de s’installer dans des stationnements de grande surface ou là où ce n’est pas autorisé. Ça, c’est inacceptable, » lance M. Bérubé. « Je peux bien croire qu’ils vont venir gazer chez nous et acheter leur épicerie, mais le respect est de mise. En tant que citoyen matanais, des stationnements ou de centres commerciaux servant à héberger des VR [véhicules récréatifs], moi je ne suis pas en faveur. »

Après 13 ans comme député provincial, Pascal Bérubé soutient que c’est la première fois qu’il doit faire ce genre d’appel à tous. « J’invite donc les gens à me rapporter ces situations, car accueillir des touristes, on est habitués et on aime ça, mais accueillir des malpropres, ça, ça ne passe pas », avance-t-il. Notamment, celui-ci annonce que la ministre du Tourisme Caroline Proulx sera de passage à Matane le 6 août où il discutera d’enjeux et des demandes que le Parti québécois a émises.

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