Visite d’Arruda au Bas Saint-Laurent : « Bravo, mais lâchez pas »

Crédit photo : Arsenal Média

Une conférence de presse s’est tenue ce vendredi après-midi à Rimouski en présence du directeur national de la santé publique Horacio Arruda, de la présidente-directrice générale du CISSS du Bas-Saint-Laurent Isabelle Malo et du directeur régional de la santé publique du Bas-Saint-Laurent Sylvain Leduc. Retour sur cette rencontre entre les instances de santé publique sur la situation du coronavirus (COVID-19) au Bas Saint-Laurent.

Le Bas Saint-Laurent a été la région la moins touchée par la pandémie au Québec, avec 32 cas de COVID-19 par 100 000 habitants, sans compter l’absence d’éclosion dans les CHSLD, les résidences ou les écoles. « Cette victoire que vous avez eu cette fois-ci, il ne faut pas la perdre. Il faut continuer, car ça va revenir. Ce virus-là, il est vilain », lance le docteur Arruda.

À l’approche des vacances de la construction, le directeur de la santé publique du Bas Saint-Laurent Sylvain Leduc souhaite rappeler à la population qu’il est important de garder la distanciation dans les milieux clos. Selon lui, le facteur d’éclosion est possible, mais le combat n’est pas perdu si les touristes se donnent la peine. « Vous voulez que vos commerces restent ouverts? Faites-le pour vos commerces locaux, faites-le pour l’économie locale », ajoute Arruda.

Une bonne performance

Selon le docteur Leduc, la bonne performance du Bas Saint-Laurent peut être expliquée par quelques « piliers » : une population tissée serrée, se protégeant les uns des autres, les barrages entre les régions limitant la transmission du virus, ainsi que l’efficacité des équipes de santé publique et l’accès facile à des tests de dépistage, avec une attente de moins de 24 heures entre le prélèvement et la réception des résultats à temps pour intervenir.

Malgré que le port du masque ne soit pas entièrement répandu dans le Bas Saint-Laurent, le Dr. Leduc a remarqué que le port du masque dans certains milieux a incité d’autres à le porter. Selon lui, les clients de commerces se gênent à porter le couvre-visage lorsqu’ils sont seuls. « Il y a un effet d’entraînement, et la nouvelle législation va nous aider [à généraliser le port du masque et maintenir la bonne performance] », enchaîne-t-il.

Le masque, « là pour un bout de temps »

À propos du couvre-visage, Horacio Arruda explique que celui-ci doit devenir « une nouvelle norme sociale » et une habitude, « autant que le téléphone ou les clés d’auto », dit-il. Il soutient qu’en attendant un éventuel vaccin contre la COVID-19, ce règlement pourrait ressurgir lors des prochaines saisons de virus respiratoires, comme l’influenza. Il justifie cette affirmation en expliquant que la grippe a chuté rapidement au commencement des mesures d’hygiène au mois d’avril.

« Honnêtement, j’ai l’impression que le port du masque est là pour un bon bout de temps. Et un bon bout de temps partout au Québec », révèle le docteur Arruda. Cette mesure devra être respectée dans toutes les régions, et son « feeling » dit qu’elle sera retirée dans tout le Québec « en même temps », suivant ses dires. Néanmoins, certains citoyens pourront être exemptés de cette nouvelle mesure, tels que ceux atteints d’une maladie respiratoire.

Le docteur Arruda renchérit : « Le Bas Saint-Laurent est au centre du Québec, et ce n’est pas vrai qu’on peut empêcher des gens [potentiellement contaminés] à venir vous porter de la nourriture, remplir vos camions d’essence, et la main d’oeuvre qui vient de l’extérieur… Vous avez un risque. » Il faut donc se comporter comme si le coronavirus était présent au Bas Saint-Laurent, car il serait trop compliqué de gérer le coronavirus par région, conclut Mr. Arruda.

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