Crise forestière | La forêt privée dénonce une réforme qui bouleverse le marché du bois

Maxime Morin | 27 février 2026 | 06:25
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La Fédération des producteurs forestiers du Québec dénonce les amendements déposés au projet de loi n° 11 par le ministre des Ressources naturelles et des Forêts, Jean-François Simard.

Selon l’organisation, les mesures proposées dont l’abolition d’une redevance sur le bois public, la révision de la tarification en fonction de la rentabilité des entreprises et la fin du système d’enchères administré par le Bureau de mise en marché des bois modifieraient en profondeur les règles du marché du bois au Québec.

La Fédération craint que ces changements rendent le bois des forêts publiques moins cher, exerçant ainsi une pression à la baisse sur les prix obtenus par les quelque 162 900 propriétaires de forêts privées. Elle estime que l’État, déjà responsable de la mise en marché de la majorité du bois au Québec, renforcerait ainsi sa position dominante.

La FPFQ demande au gouvernement de revoir les amendements afin de préserver l’équilibre entre forêt publique et forêt privée, dans un contexte de crise déjà difficile pour le secteur.

D’ailleurs, les membres de la Table régionale des élus municipaux du Bas-Saint-Laurent (TREMBSL) sont mitigés fasse aux modifications annoncées par le ministre Jean-François Simard au sujet du régime forestier lundi dernier.

Les élus municipaux approuvent que l’abolition de la redevance annuelle aille alléger la charge financière de l’industrie à court terme si cette mesure entre en vigueur sans délai. Cependant, ils regrettent que ces changements annoncés n’apportent pas de réponses structurantes aux défis de la filière forestière. Ils sont aussi inquiets des effets indésirables que risquent de causer ces mesures sur la rentabilité des activités en forêt privée. 

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