Le Bloc Québécois dénonce les dispositions sur les pesticides du projet de loi C-30

Christophe Moquin | 9 juin 2026 | 08:44
Photo de courtoisie Bloc Québécois

Le porte-parole du Bloc Québécois en matière de Sciences et d’Innovation, ainsi qu’en matière de Santé, Maxime Blanchette-Joncas, dénonce les dispositions sur les pesticides inscrits au projet de loi C-30 donnant le pouvoir au Conseil des ministres d’invalidé des décisions de Santé Canada, ainsi que de restaurer des pesticides qui furent interdits pour des risques sanitaires et environnementaux.

Les débuts de l’étude du projet ont commencé hier et les députés du Bloc Québécois entendent s’opposer à ces reculs. Ils appellent les Libéraux et les oppositions à faire de même.

« Avec ses nouvelles mesures, Ottawa met en péril la santé et la sécurité de la population en se donnant le droit par décret, d’exempter, ou d’autoriser un produit parasitaire sous des prétextes aussi vagues que d’assurer « la sécurité économique et alimentaire ». Ottawa pourrait aussi décider, sous l’un de ces motifs, de réautoriser un pesticide ou un produit antiparasitaire, préalablement interdit parce qu’il comportait des risques environnementaux trop grands. C’est une véritable boîte de Pandore et ça laisse craindre de graves dérives, d’autant plus que la proximité entre le gouvernement Carney et le lobby pétrochimique est notoirement connue. Il s’agit du plus important recul en matière d’encadrement des pesticides depuis l’adoption de la Loi sur les produits antiparasitaires en 2002. Au Bloc, notre position est claire : c’est la science et la santé qui doivent primer, point barre! », avise M. Blanchette-Joncas.

Il conclut que « le Bloc Québécois n’est pas seul à être préoccupé par ces graves reculs : plusieurs scientifiques et organismes ont fait part de leurs inquiétudes au gouvernement, soulignant entre autres, l’impact écologique non négligeable d’une telle réforme. Des scientifiques de 13 universités québécoises et canadiennes demandent notamment au gouvernement libéral de renoncer aux dispositions du projet de loi qui causeront à leur sens « des dommages inacceptables à la santé humaine et à l’environnement ». Nous ne pouvons, non plus, appuyer ces reculs. Nous rappelons à ce gouvernement que son travail est de veiller aux intérêts de la population et non à celui des lobbys. Accepter ces modifications, ce serait laisser les lobbys tenir le crayon des réformes. Nous refusons de cautionner cela ».