Une nouvelle cloche à vêtements installée à l’écocentre de La Mitis

Maxime Morin | 14 janvier 2026 | 07:31
Crédit Photo: Karolyne Beauchamp

Cette initiative s’inscrit dans un projet pilote visant à améliorer la récupération et la valorisation des textiles sur le territoire.

La Régie intermunicipale de traitement des matières résiduelles (RITMR) des MRC de La Matapédia et de La Mitis a annoncé la mise en place d’une nouvelle cloche à vêtements à l’écocentre de La Mitis, situé au 428, avenue Roger-Marcoux, à Mont-Joli.

Cette initiative s’inscrit dans un projet pilote visant à améliorer la récupération et la valorisation des textiles sur le territoire.

Cette décision fait suite à une caractérisation des déchets réalisée à l’été 2024 dans les deux MRC. Le rapport révèle que, sur les 4 050 tonnes de déchets générées annuellement, environ 8 % sont constitués de textiles, soit près de 325 tonnes par année. Une étude complémentaire a également démontré que les friperies locales ne récupèrent qu’environ 11 % des textiles produits par la population.

Malgré leur rôle central dans la réutilisation des vêtements, les friperies du territoire font face à un important débordement de dons et ne peuvent pas toujours tout revendre, notamment en raison de l’état des articles ou du volume reçu. Une partie des textiles se retrouve ainsi à l’enfouissement.

La cloche à vêtements installée à l’écocentre se veut donc une solution complémentaire aux friperies. Fabriquée en partie à partir de matériaux recyclés provenant directement de l’écocentre, elle permettra de recueillir divers articles textiles, dont des draps, couvertures, manteaux, chandails, pantalons, vestes et cotons ouatés.

Les vêtements collectés seront ramassés et triés par l’organisme d’insertion sociale CENTRAP. À la suite de ce tri, des voies de valorisation locale seront identifiées afin de maximiser la réutilisation et le recyclage des textiles dans la région.

« Cette nouvelle cloche à vêtements s’inscrit concrètement dans nos efforts de réduction à la source et de valorisation des matières identifiées dans le PGMR. De plus, elle permet de soutenir l’économie sociale, réduire l’enfouissement et donner une seconde vie aux textiles en complémentarité avec le travail des friperies du territoire », souligne Karolyne Beauchamp, conseillère en gestion des matières résiduelles à la RITMR.