Le Bloc Québécois demande que le Québec reçoive une part des investissements fédéraux proportionnelle à l’importance de son secteur des pêches dans l’Atlantique

Christophe Moquin | 18 mars 2026 | 08:58
Photo prise le 16 mars au marché des produits de la mer de Boston en compagnie de Roch Lelièvre et Marc-Antoine Lelièvre de l’entreprise de transformation alimentaire Lelièvre, Lelièvre et Lemoignan de Ste-Thérèse-de-Gaspé | Photo de courtoisie Bloc Québécois

Le porte-parole du Bloc Québécois en matière de pêche et député fédéral de Gaspésie–Les-Îles-de-la-Madeleine–Listuguj, Alexis Deschênes, réclame que le Québec obtienne sa juste part des investissements fédéraux, alors que le marché des produits de la mer de Boston est le théâtre de négociations entre le fédéral, le Québec et les provinces des maritimes pour le renouvellement des fonds des pêches de l’Atlantique et du Québec.

« Je demande que le Québec reçoive une part des investissements fédéraux à venir qui soit proportionnelle à l’importance de son secteur des pêches dans l’Atlantique », affirme le député Alexis Deschênes.

La valeur des débarquements des pêches québécoises représente 11% de la valeur totale des débarquements dans l’Atlantique en 2023 et 2024, selon les dernières données disponibles. Le député affirme donc que « la juste part du Québec, c’est donc 11% des investissements du gouvernement fédéral dans les deux fonds des pêches à venir et c’est ce que nous demandons ».

« Nous avons bien fait de nous battre pour obtenir la reconduction du Fonds des pêches du Québec, car l’importance de soutenir l’innovation pour nos pêches apparaît plus que jamais d’actualité. L’incertitude demeure face au marché américain, qui est de loin notre plus important client. Il n’y a aucun tarif sur nos produits de la mer pour le moment, mais le Président Trump pourrait en imposer à tout moment. La diversification des marchés doit donc demeurer une priorité pour notre secteur des pêches. Je propose d’ailleurs que le prochain Fonds des pêches pour le Québec puisse appuyer les efforts de diversification économique de nos pêches », conclut Alexis Deschênes.