Matane est l’une des municipalités où l’on séjourne le moins longtemps aux urgences
Photo courtoisie Index Santé Depuis 2018, au Québec, le temps d’attente médiane aux urgences a augmenter de 41 minutes, établissant le temps dans une salle d’urgence à 5 heures et 12 minutes, selon les nouvelles données de l’IDEM.
Cette durée médiane du séjour dans une salle d’urgence, de l’arrivé jusqu’à la sortie de l’hôpital, est le point milieu des durées des séjours. Concrètement, la moitié des séjours a été plus long et l’autre moitié, plus courte.
Le médian de l’Hôpital de Matane est de 3 heures et 24 minutes, classant l’établissement pami les plus bas temps de séjour.
À l’échelle nationale, la région de Laval dénote la plus longue médian, avec 7 heures et 49 minutes, et La Gaspésie, la plus courte, avec 3 heures et 22 minutes. L’urgence du pavillon Albert-Prévost, spécialisé en santé mentale, à Montréal, emporte la durée la plus longue au Québec, avec 14 heures et 23 minutes l’an dernier.
En général, les Québécois attendent longtemps aux urgences
« Malgré l’augmentation rapide des dépenses en santé, les Québécois continuent d’attendre de plus en plus longtemps lorsqu’ils se présentent aux urgences », affirme Renaud Brossard, vice-président aux communications à l’IEDM. « Ça démontre que le problème n’est pas le financement, mais la façon dont le système est organisé ».
Des solutions pour diminuer le temps d’attendre existe, soit d’établir des services comme en France où les salles d’urgence sont accessibles à tous, mais gérées indépendamment des hôpitaux, soit d’établir une pratique mixte, comme en Alberta, qui permet aux médecins de travailler à la fois dans des établissements publics et privés.
La mise en place de ces pratiques pourrait réduire la pression en prenant en charge les cas moins prioritaires, permettant aux établissements publics de se concentrer sur les cas plus urgents et complexes.